jazz (musique)
Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer.
jazz (musique)
5. Le jazz à Chicago (Les années vingt)
1. Louis Armstrong, premier soliste de l’histoire du jazz

Le style New Orleans s’épanouit alors à la faveur des enregistrements « historiques » du King Oliver Creole Band (1923-1927), de l’orchestre de Jelly Roll Morton, les Red Hot Peppers, et des Hot Five et Hot Seven de Louis Armstrong (1925-1928), qui remplace son cornet par la trompette en 1927. Il contribue en outre à faire du jazz une musique de soliste accompagné et devient rapidement le premier ambassadeur du jazz à travers le monde entier.

Parallèlement, des musiciens blancs forment l’école des Chicagoans, adeptes du style dit « Chicago » caractérisé par des recherches harmoniques plus raffinées, une connotation romantique, une touche d’impressionnisme et une part plus importante accordée aux solos. Les musiciens les plus emblématiques de ce courant sont le trompettiste et pianiste Bix Beiderbecke — qui crée en 1924 un orchestre d’adolescents, les Wolverines —, les saxophonistes Frankie Trumbauer et Frank Teschemaker, le clarinettiste Pee Wee Russell ou encore le guitariste Eddie Condon.

2. Chicago, capitale du blues

Dans la capitale du Midwest se développe conjointement le boogie-woogie (style de piano-jazz fondé sur le blues au caractère rythmique obsessionnel dans lequel la main gauche réalise des figures répétitives tandis que la main droite joue librement des phrases mélodiques) avec des pianistes tels que Jimmy Yancey et plus tard Meade Lux Lewis, Albert Ammons. Le blues « classique », dit Chicago Blues, est quant à lui interprété par Gertrude Ma Rainey, l’« impératrice du blues » Bessie Smith, l’harmoniciste Sonny Boy Williamson et le guitariste Big Bill Broonzy.