jazz (musique)
Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer.
jazz (musique)
2. Les origines du jazz
1. Origines étymologiques

L’étymologie du mot « jazz », popularisé en 1917 par l’Original Dixieland Jazz Band (quintette de musiciens blancs), est diverse et confuse : ce terme dériverait soit de jasm (en argot américain, « force » ou « exaltation »), soit de chasse-beau, figure de danse du cake-walk, devenu par la suite jasbo pour désigner des musiciens, soit de l’expression jazz-belles (déformation de Jézabel), nom argotique cajun donné aux prostituées de La Nouvelle-Orléans.

2. Origines géographiques : La Nouvelle-Orléans, berceau du jazz

Si Kansas City (Kansas et Missouri), Memphis (Tennessee) et Saint Louis (Missouri) peuvent être considérées comme des lieux de naissance possibles du jazz, La Nouvelle-Orléans demeure la capitale du « premier jazz » et, d’une façon générale, la ville la plus importante dans la genèse de la musique afro-américaine dès la fin xixe siècle.

Cité cosmopolite — les Créoles côtoient les Noirs nostalgiques de la « mère Afrique » et les Blancs de différentes ascendances européennes —, La Nouvelle-Orléans est inondée de musique(s) : musiques militaires et de danses (quadrilles, mazurkas, polkas, etc.), romances, cantiques et autres variations sur des mélodies originaires d’Afrique se jouent dans les rues, les bars, les bouges, mais aussi dans les familles de la bonne société, à l’opéra ou encore à l’occasion de festivités telles que le carnaval. Brassage culturel autant que métissage musical, cet ensemble hétéroclite et néanmoins cohérent, auquel s’ajoutent le ragtime, le blues (rural) et le gospel, donne finalement naissance, à l’aube du xxe siècle, au jazz.

3. Éléments de musicologie

La musique jazz, d’un point de vue musicologique, est caractérisée par la création spontanée, le rôle majeur de l’improvisation, le traitement des sonorités, une théorie, une pratique et une attention particulières accordées à la partie rythmique — tempo et swing (littéralement « balancement »), celui-ci étant provoqué par des mesures à deux et quatre temps avec accentuation typique des temps faibles — et l’emploi de la blue note (ou « note bleue »), abaissement d’un demi-ton de la tierce, de la septième voire de la quinte d’une gamme majeure diatonique (voir blues, accord (musique) et / ou gamme).