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Gamme non diatonique |
À la fin du XIXe siècle, en raison de l'utilisation de plus en plus fréquente des altérations (dièses et bémols), la musique occidentale reposait non pas sur les gammes diatoniques mais sur une échelle chromatique : douze notes par octave, toutes séparées d'un demi-ton : do do dièse ré ré dièse mi fa fa dièse sol sol dièse la la dièse si (do). De nombreux compositeurs ont expérimenté d'autres gammes, en particulier la gamme par tons entiers : do ré mi fa sol dièse la dièse (do), et les gammes microtonales (utilisant des intervalles inférieurs au demi-ton). Les gammes pentatoniques (de cinq notes), souvent utilisées dans la musique folklorique et dans les musiques non occidentales, associent généralement des intervalles de tierce mineure (ré-fa, mi-sol, la-do, etc.) et des tons entiers : do ré fa sol la (do) ou do ré mi sol la (do). Il existe de nombreuses autres gammes, en particulier des gammes heptatoniques (à sept notes) et pentatoniques s'appuyant sur le demi-ton. Toutefois, de nombreuses gammes non occidentales utilisent des systèmes de tonalité différents, dans lesquels les intervalles ne correspondent réellement à aucun intervalle des gammes occidentales. C'est notamment le cas de la musique indonésienne, qui utilise (parmi de nombreuses autres gammes) une gamme pentatonique appelée sléndro, dans laquelle les cinq notes sont espacées à intervalles presque réguliers à l'intérieur de l'octave.
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