| Ripert, Georges | Format lecture | ||||
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| 3. | La controverse née de l’activité politique de Ripert |
Partisan de Pétain, il a été secrétaire d’État à l’Éducation de septembre à décembre 1940. C’est à ce poste qu’il a commencé à faire appliquer la législation antisémite à l’université, tout en se déclarant hostile aux lois raciales (voir lois antisémites). Sa volonté de neutralité positiviste dans la démarche scientifique lui fait dire, dans un ouvrage collectif consacré au droit allemand en 1943, que « l’homme de science a le droit de se désintéresser des conséquences pratiques de ses études ». Replacée dans le contexte dans lequel elle est émise, il semble que cette opinion prête le flanc à une critique vigoureuse.
Après avoir été emprisonné, il bénéficie d’un non-lieu à la Libération et son influence continue à s’exercer après la guerre. Les Forces créatrices du droit, son dernier livre paru en 1955, affirme la stabilité et la pérennité du droit en dépit des modifications qu’il subit dans le temps et dans l’espace.