| Adderley, « Cannonball » Julian | Format lecture | ||||
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| 4. | « Cannonball » Adderley et le hard bop |
En 1960, toujours en compagnie de son frère Nat, « Cannonball » Adderley propose un nouveau quintette, avec le pianiste Bobby Timmons, le contrebassiste Sam Jones et le batteur Louis Hayes. Cette nouvelle formation touche une considérable audience et obtient un important succès discographique avec l’album The Cannonball Adderley Quintet in San Francisco et des « tubes » tels que « This Here » (signé Bobby Timmons), « Sermonette » ou encore « Work Song ». Entre 1958 et 1961, il s’offre les services de quelques grands noms du piano : Hank Jones, Bill Evans, Wynton Kelly ou le Britannique Victor Feldman.
Empruntant non seulement à Charlie Parker mais également à Benny Carter et John Coltrane, le discours de « Cannonball » s’inscrit alors dans la mouvance hard bop, se distinguant par sa fluidité, sa vélocité et une superbe sonorité ronde et large, immédiatement identifiable ; l’ensemble étant soutenu par une suprême élégance dans la construction mélodique. Avec la contribution du Viennois Joe Zawinul (piano électrique) de 1961 à 1969, le groupe, auquel s’ajoute Yusef Lateef (saxophone ténor, flûte et hautbois), s’oriente vers un jazz pétri d’influences « bluesy » et « funky » et devient l’archétype du courant « soul ». « Mercy, Mercy, Mercy », une composition de Zawinul présente sur l’album Mercy, Mercy, Mercy! Live at « the Club » (1966), est le plus gros succès du groupe, tant au niveau de la qualité musicale qu’à celui des ventes de disques.