déforestation
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4. Efforts de contrôle de la déforestation

Les approches traditionnelles des problèmes liés à la forêt ont multiplié les lois et les règlements. Mais ils sont bien peu souvent appliqués et des groupes relativement influents savent s'y soustraire. Dans les pays pauvres, l'accent a été mis sur les programmes d'aide, comme celui du Programme international d'action pour les forêts tropicales. Ne s'attaquant pas aux racines du problème, ils se sont révélés insuffisants pour enrayer la déforestation. Des approches volontaristes fondées sur les exigences du marché font maintenant leur apparition — comme la certification des forêts et l'attribution d'un label au bois d'œuvre — pour favoriser les produits émanant d'une sylviculture durable.

Il est désormais bien établi que la déforestation est le résultat de plusieurs actions déclenchées par des causes variées ; le problème ne pourra être résolu en agissant sur un seul front. Des efforts considérables sont nécessaires pour encourager une sylviculture durable et trouver un équilibre entre les objectifs environnementaux, sociaux et économiques. Certaines actions et politiques nationales sont critiques. Étant donné que la déforestation peut engendrer à la fois des bénéfices et des coûts, il importe d'estimer les gains et les pertes occasionnés par chaque destruction éventuelle d'espaces forestiers. Les Nations unies ont demandé que chaque nation préserve au moins 12 p. 100 de ses écosystèmes. Plusieurs pays évaluent actuellement les bénéfices retirés de leurs forêts et définissent un patrimoine forestier permanent ainsi que des normes concernant son utilisation. Ce patrimoine représente la surface minimale et la localisation des forêts dont une nation estime avoir besoin pour assurer la protection et le renouvellement de ses ressources pour le présent et l'avenir. Les surfaces boisées au-delà de ce seuil pourront éventuellement être affectées à d'autres usages.