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  • Aéroplan: Louis Jordan

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  • I315: Louis DURAND ( - )

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Jordan, Louis

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Jordan (Louis), Five Guys Named MoeJordan (Louis), Five Guys Named Moe
Plan de l'article
1

Présentation

Jordan, Louis (1908-1975), saxophoniste, chanteur et chef d’orchestre de blues et de jazz américain.

2

Un musicien bondissant

Né à Brinkley (Arkansas), fils d’un professeur de musique et chef d’orchestre, Louis Jordan commence sa carrière professionnelle en accompagnant des grandes chanteuses de blues, parmi lesquelles Bessie Smith, et en jouant dans des orchestres à Philadelphie et à New York, où il enregistre, en 1934, avec le grand orchestre (big band) de Clarence Williams. Il rejoint ensuite l’orchestre de Chick Webb (1936–1938) en qualité de vocaliste aux côtés d’Ella Fitzgerald. « Honey in the Bee Ball » est son premier morceau enregistré pour le label Decca, en 1938, au sein du Elks Rendez-Vous Band.

Cette formation devient l’année suivante le Tympany Five (notamment composé des organistes Bill Doggett et Wild Bill Davis). Le quintette, dont l’ampleur sonore et rythmique atteint celle d’un grand orchestre, à la faveur de boogie-woogie endiablés, incarne la vogue du jump blues (« blues bondissant »). Le groupe anime les nuits de Harlem (quartier nord de New York), où la folie de la danse a envahi les salles de bal comme le Savoy (voir clubs de jazz) au cours des années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, et connaît un immense succès (« G.I. Jive » en 1944, « Choo Choo Ch’Boogie » en 1946).

3

L’héritage de Louis Jordan

Louis Jordan écrit et compose pour le cinéma (des courts et des longs métrages, ainsi que des soundies, petits films musicaux de trois minutes, « ancêtres » des vidéoclips). Il tente de monter un grand orchestre, puis revient au quintette, mais ralentit sa carrière à la suite de problèmes de santé, jouant jusqu’à la veille de sa mort. L’un des titres de son dernier album enregistré à Paris en 1973 (« I Believe in Music », soit « je crois en la musique ») est une véritable profession de foi.

Au saxophone alto, Louis Jordan, improvisateur véhément, procède par phrases courtes appuyées sur le temps avec une sonorité rude et rauque. Chanteur à la voix claire et à la diction précise, il pratique le jive (sorte de « baratin »), langage argotique des Noirs de Harlem apparu dans les années 1930. Son œuvre et son style enlevés ont permis l’avènement du rhythm and blues et du rock and roll dans les années 1950, et ont notamment inspiré Ray Charles, Wilson Pickett ou encore Joe Jackson.

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