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Miossec

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Présentation

Miossec, groupe de rock français formé en 1995, qui emprunte son nom à son fondateur Christophe Miossec (auteur, compositeur et interprète né en 1964) et s’inscrit dans la lignée d’une « chanson-rock » réaliste.

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Une difficulté à trouver sa voie

Né à Brest (Finistère), Christophe Miossec s’intéresse tôt à la musique. Adolescent, il forme un premier groupe de new wave, Printemps noir, qui connaît un succès régional. Abandonnant cependant cette voie peu avant son baccalauréat, il entreprend des études d’histoire qui ne l’intéressent guère — sa passion le portant bien plus vers la littérature (Georges Perros, Raymond Carver, Henri Calet, etc.). Commence alors une période de petits « boulots » plus ou moins éphémères, en Bretagne puis à Paris : il est tour à tour journaliste de presse régionale, correcteur d’édition et concepteur-rédacteur pour la chaîne de télévision TF1. Cette difficulté à trouver sa voie, qu’il ressent comme un échec, l’incite à tout quitter pour retrouver Brest et la musique.

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Un succès rapide

C’est de ce sentiment d’insatisfaction « existentielle » qu’il tire, après sa rencontre avec les guitaristes Guillaume Jouan (également compositeur et bassiste) puis Bruno Leroux, les textes des morceaux de son premier album, Boire (1995). Le succès aussi rapide qu’inattendu de ce disque sombre et rageur, placé sous le double signe du spleen et de l’ivresse — mais qui n’exclut pas l’autodérision (Miossec parle d’« états d’âme à la con ») —, propulse un groupe encore jeune sur le devant de la scène. « Non non non non (je ne suis plus saoul) » et « Regarde un peu la France », titres emblématiques de l’album, sont largement diffusés.

Tournées et festivals s’enchaînent, et c’est (presque) dans la foulée que sort un deuxième album, Baiser (1997), pour lequel Miossec et Jouan — noyau dur du groupe — se sont adjoints les services de nouveaux musiciens (Olivier Mellano, Christophe Le Bris, Yves André Lefeuvre). Plus ambitieux, mieux produit, Baiser ne diffère pas radicalement de Boire : rythmiques similaires (quoique plus nerveuses), même atmosphère dépressive portée par une écriture à vif, provocante au besoin. Sans doute les thèmes du mal de vivre, de l’échec amoureux ou de l’incompréhension des sexes, ressassés à l’envi, peuvent-ils lasser. C’est pourtant bien un « style Miossec » qui s’affirme alors, parfois proche de l’univers de Dominique A, au point que les deux artistes sont souvent comparés, le plus souvent à leur corps défendant.

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Un talent parvenu à maturité

Si l’écriture du troisième opus, À prendre (1998), poursuit la veine des deux précédents, la partition musicale gagne en assurance et en variété. Cela ne suffit toutefois pas à recréer, dans le public, l’enthousiasme qui avait accueilli Boire et Baiser. Accouché dans la douleur, avec l’aide précieuse du producteur Matthieu Ballet — Guillaume Jouan n’a pas participé à cet album —, Brûle (2001) s’impose comme une incursion réussie en territoires plus délibérément pop que par le passé. Pendant l’été 2003, Miossec donne quelques concerts accompagné par un orchestre classique. Les arrangements de 1964 (2004) portent la trace de cette collaboration inattendue, témoin de la recherche d’apaisement musical d’un artiste imprévisible et indocile.

En marge de sa production personnelle, Christophe Miossec prête sa plume à d’autres interprètes : Johnny Hallyday, Jane Birkin, Alain Bashung, Juliette Gréco, Dani, Frandol, etc.

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