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Herman, Woody

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Woody HermanWoody Herman

Herman, Woody (1913-1987), clarinettiste, saxophoniste alto et soprano, chanteur, chef d’orchestre et compositeur américain de jazz.

Né à Milwaukee (Wisconsin), Woody Herman, de son vrai nom Woodrow Charles, est issu d’une famille d’artistes. Dès son plus jeune âge, il danse, chante et joue de la musique dans les théâtres de vaudeville. Il maîtrise le saxophone à onze ans et la clarinette à quatorze ans avant de devenir un musicien professionnel. Il joue dans les big bands de Tom Gerun, Harry Sosnik et Gus Arnheim avant de rejoindre l’orchestre de Isham Jones. L’orchestre est dissous en 1936 et Woody Herman constitue un groupe avec les musiciens restants, sous la forme d’une coopérative de cinq musiciens — groupe bientôt connu sous le nom de The Band That Plays The Blues. Un de leurs thèmes fétiches, « At the Woodchopper’s Ball » (1939), contribue à la renommée définitive de la formation.

Son orchestre Herd (bientôt rebaptisé The First Herd) subit l’influence de Duke Ellington tandis que des musiciens comme Johnny Hodges ou Ben Webster participent ponctuellement à certains enregistrements. Dès 1945, la formation est consacrée comme un des big bands les plus novateurs de l’époque (en 1942, Herman avait déjà enregistré un arrangement audacieux de Dizzy Gillespie, « Down Under »).Quant à Ralph Burns et au compositeur Neal Hefti, ils contribuent par leurs arrangements à apporter concision et énergie à des titres qui sont devenus des classiques du genre (« Apple Honey », « Caldonia », « Bijou »).

C’est alors que la formation attire l’attention d’Igor Stravinsky qui compose à son intention Ebony Concerto (créé en 1946 au Carnegie Hall à New York). Devant faire face à certaines difficultés, Herman crée en 1947 le Second Herd, à la sonorité plus extravertie, due en partie aux Four Brothers. En effet, le groupe comprend désormais une remarquable section de vents illustrée par les saxophonistes ténors Stan Getz, Zoot Sims, Herbie Stewart (à qui succède Al Cohn) ainsi que par le saxophoniste baryton Serge Chaloff. Mais les difficultés financières finissent par étrangler le groupe.

À partir de 1949, alternant avec des petites formations moins coûteuses, Herman ne cesse de mettre sur pied de nouveaux big bands dont les programmes musicaux (be-bop, hard bop ou encore bossa-nova) et les musiciens (Nat Pierce, Nat Adderley, Charlie Byrd ou Conte Candoli) témoignent, au fil du temps, de son ouverture d’esprit. À partir des années 1950 et à l’instar des grandes formations swing encore en activité (les orchestres de Duke Ellington, de Count Basie ou de Stan Kenton), Herman part pour de longues et éprouvantes tournées et se produit régulièrement dans les festivals de jazz les plus renommés (Monterey, Newport, etc.).

Herman aura voué toute son existence à la formation et à la direction d’orchestre — son moyen d’expression favori.

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