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chanson française

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Salvador (Henri), SyracuseSalvador (Henri), Syracuse
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1

Présentation

chanson française, formes de composition, d’écriture et d’interprétation musicales utilisées en France.

L’histoire de la chanson française commence avec les premiers trouvères, aux origines de la langue d’oïl, se poursuit avec les mazarinades, ancêtres de la chanson contestataire, puis s’installe au XIXe siècle dans les caf’conc, les cabarets de Montmartre et du Quartier latin et enfin les music-halls. À la fois élitiste et roturière, la chanson française a débuté dans les cours du Moyen Âge, puis elle est progressivement devenue un patrimoine culturel et le mode d’expression populaire par excellence grâce à une diffusion massive par les médias modernes.

2

La transmission des chansons

Les chansons se transmettent d’abord sur le mode de la tradition orale : « le Roi Renaud » est l’une de ces œuvres transcrites très tard et léguées de père en fils, avec parfois quelques modifications. Il nous reste ainsi des titres qui témoignent de leur époque, de façon parfois paradoxale : de la fin du règne de Louis XVI et de la Révolution, nous avons conservé « la Marseillaise » et « Il pleut Bergère » ; selon une opinion fort répandue, « le Temps des cerises » est une chanson de la Commune — en fait, elle a été écrite quelques années plus tôt ; « Tout va très bien madame la marquise » est quant à elle une excellente illustration de l’insouciance des années 1930, avant que n’éclate la Seconde Guerre mondiale.

Ces chansons ont longtemps fait partie du patrimoine sans que l’on sache vraiment qui les avait créées. Ainsi, au début du xixe siècle, les paroliers, pour la plupart anonymes, écrivent le plus souvent sur des airs déjà connus puisés dans un ouvrage de référence, la Clé du caveau, qui comporte un millier de « timbres », soit autant de mélodies populaires.

3

Les premiers auteurs, compositeurs et interprètes de chansons en France (1800-1950)

3.1

Les premiers chansonniers

Le premier chansonnier à signer ses chansons et à accéder au rang de célébrité est Pierre-Jean de Béranger, bonapartiste et farouche opposant à la Restauration dont « le Roi d’Yvetot » ou « les Gueux » sont à l’époque connus de tous. Apparaissent ensuite Gustave Nadaud, dont « les Deux Gendarmes » devient un classique, Eugène Pottier, auteur du texte de « l’Internationale », puis les chansonniers rassemblés autour du cabaret Le Chat noir de Rodolphe Salis : Aristide Bruant, immortalisé sur toile par Toulouse-Lautrec, Maurice Mac-Nab (auteur du « Grand Métingue du métropolitain »), Léon Xanrof (auteur du « Fiacre »), Vincent Hyspa, Jules Jouy ou Paul Delmet (compositeur des « Petits Pavés »).

3.2

L’avènement du cabaret

Dès la fin du xixe siècle, le cabaret devient pour longtemps le haut lieu de la chanson ; les artistes y débutent avant de passer à des salles plus vastes, comme le « caf’conc » (abréviation de « café-concert »), puis le music-hall au xxe siècle. À Paris, Bobino, L’Olympia ou l’ABC et, dans les grandes villes de province, des établissements comme L'Alcazar de Marseille, accueillent des vedettes et font découvrir, en première partie, des débutants. Certains artistes restent fidèles à une salle, comme Dranem, qui se produit pendant vingt ans à L’Eldorado, ou Félix Mayol, qui possède un temps son propre music-hall (le Concert Mayol). D’autres font le tour des scènes de la capitale, comme Yvette Guilbert, qui passe de L’Eldorado au Divan japonais, de la Scala à L’Horloge et aux Ambassadeurs.

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