Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur [Maurice Leblanc] et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur [Maurice Leblanc] |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Plan de l'article
Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur [Maurice Leblanc], recueil de nouvelles policières de Maurice Leblanc, publié en 1907.
Lorsque paraît en juillet 1905, dans Je sais tout, l’Arrestation d’Arsène Lupin, Maurice Leblanc n’envisage pas de se consacrer à la rédaction de romans populaires. Il a déjà écrit en 1901 l’Enthousiasme, roman psychologique et autobiographique, et a de nombreux projets pour le théâtre. Seuls le succès de la nouvelle et l’insistance de son éditeur l’amènent à lui donner une suite, Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, qui ne sera d’ailleurs pas la dernière. Maurice Leblanc est devenu malgré lui le « Conan Doyle français ».
Les neuf nouvelles qui forment le recueil constituent un portrait et une biographie du gentleman-cambrioleur et mettent en scène des protagonistes qui réapparaîtront dans les romans suivants. Le narrateur s’y présente comme celui qui recueille les confidences du grand homme. Dans les nouvelles l’Arrestation d’Arsène Lupin, Arsène Lupin en prison et l’Évasion d’Arsène Lupin, le lecteur voit le cambrioleur aux prises avec son ennemi juré, l’inspecteur Ganimard. Dans Herlock Sholmès arrive trop tard, il se mesure à un détective anglais inspiré du héros de Conan Doyle. Enfin, dans les autres nouvelles, le lecteur admire aussi bien l’ingéniosité du héros qui résout les énigmes les plus complexes que l’outrecuidance du voleur qui n’hésite pas à prendre les traits du chef de la Sûreté.
Du succès des aventures d’Arsène Lupin témoignent autant les pastiches de Boileau-Narcejac que les feuilletons radiodiffusés à partir de 1936 sur Radio Cité et les adaptations cinématographiques telle que Arsène Lupin détective (1937) de Diamant-Berger, qui donne au célèbre voleur les traits de Jules Berry. Le pastiche est la preuve des virtuosités stylistiques de Leblanc qui sait prendre au piège le lecteur. Celui-ci, qui ne peut se passer de son héros, se met à en écrire les aventures. Le narrateur parvient toujours à surprendre le lecteur, tout comme le cambrioleur, grâce à son génie de la métamorphose, surprend les enquêteurs. Le lecteur peut de surcroît aisément s’identifier au héros de Leblanc, qui ne vole que les riches et qui ne tue jamais. L’enjouement et l’humour qui entourent les aventures de cet anarchiste mondain déjouent toute condamnation morale. Comment ne pas succomber au charme du voleur qui signale à ses victimes qu’il ne vole que les objets d’art authentiques ? Lorsque le ton des romans plus tardifs se fait tragique, comme dans l’Île aux trente cercueils ou 813, Arsène Lupin suscite l’admiration en mettant ses talents au service du bien public. Le cambrioleur, qui, dans 813, traite d’égal à égal avec le Kaiser, se fait même l’écho, à la veille de la Grande Guerre, du désir de revanche des Français contre les Allemands.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Bell Inc., Microsoft Corporation et leurs fournisseurs. Tous droits réservés.
|