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comète

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Comète Hale-BoppComète Hale-Bopp
Plan de l'article
1

Présentation

comète, astre du Système solaire constitué d’un noyau solide et qui, au voisinage du Soleil, éjecte des gaz et des poussières formant une chevelure diffuse. Le mot « comète » vient du latin cometes, qui signifie « chevelu ».

2

Aperçu historique

2.1

Les premières observations de comètes

Une comète nous apparaît lorsqu’elle est au voisinage de son périhélie, position sur l’orbite la plus proche du Soleil. Sous l’effet du rayonnement solaire, les glaces de la surface de la comète s’échauffent et se subliment (passage direct de l’état solide à l’état gazeux), produisant une enveloppe très lumineuse, visible à l’œil nu depuis la Terre. Ainsi, des comètes ont été observées depuis l’Antiquité : les Grecs et les Romains en comptaient déjà neuf espèces. Pour Aristote, dont la pensée fait loi jusqu’au Moyen Âge, l’apparition d’une comète correspond à un phénomène atmosphérique. Ce n’est qu’à la fin du xvie siècle que l’astronome danois Tycho Brahé montre que les comètes sont en fait des corps célestes, évoluant bien au-delà de la Lune.

Au xviie siècle, le scientifique anglais Isaac Newton s’appuie sur les travaux de l’astronome allemand Johannes Kepler (voir lois de Kepler) pour démontrer que les mouvements des comètes obéissent aux lois qui gouvernent le mouvement des planètes sur leurs orbites. Avec l’aide de Newton, l’astronome anglais Edmund Halley montre le caractère périodique des comètes dans son ouvrage Synopsis d’astronomie cométaire (1705). Pour cela il s’appuie sur l’étude des comètes apparues en 1456, 1531 et 1607 et montre qu’elles correspondent à celle qu’il observe en 1682. Il prédit d’ailleurs le retour de cette comète périodique en 1758, mais il meurt en 1742 sans pouvoir vérifier sa prédiction. Les astronomes ont identifié la première apparition de cette comète, appelée désormais comète de Halley en hommage à son découvreur, en 240 av. J.-C. Le dernier passage de la comète de Halley à son périhélie a eu lieu le 9 février 1986. À cette occasion, elle a été observée à faible distance par les sondes spatiales soviétiques Vega 1 et Vega 2, par la sonde européenne Giotto, et par les sondes japonaises Sakigake et Suisei.

2.2

La découverte de nouvelles comètes

L’envoi de satellites artificiels et l’accès à de nouveaux domaines spectraux (en particulier l’ultraviolet, l’infrarouge et les ondes radio) ont révolutionné l’étude des comètes. En 1995, le catalogue des comètes ne comptait que 950 candidates, dont moins de 200 de courte période, c’est-à-dire inférieure à 200 ans (la période est la durée de révolution autour du Soleil). La comète de Halley, avec sa période de 76 ans, en est l’exemple le plus connu.

Depuis, la recherche de nouvelles comètes s’est accélérée, notamment grâce au satellite d’étude du Soleil SOHO (Solar and Heliospheric Observatory) qui a découvert à lui seul plus de 600 comètes depuis sa mise en orbite en 1995. Par ailleurs, des programmes de recherches d’astéroïdes (LINEAR, LONEOS, etc.) explorent de manière systématique le ciel et inventorient par la même occasion de nombreuses nouvelles comètes.

3

Nomenclature des comètes

Depuis 1995, l’Union astronomique internationale (UAI) attribue un nom officiel à chaque comète en suivant une nomenclature inspirée de celle des astéroïdes. Ce nom se compose :

– d’un préfixe pour le type de la comète : C/ pour les comètes de période supérieure à 200 ans ; P/ pour les comètes de période inférieure à 200 ans ; D/ pour les comètes disparues et les objets de type cométaire sans activité ; X/ pour les objets sans orbite calculable ;

– de l’année de la découverte ;

– d’une lettre majuscule correspondant à la quinzaine du mois de la découverte (les lettres I et Z ne sont pas utilisées) ;

– du numéro de classement dans la quinzaine ;

– du nom du (ou des) découvreur(s), suivi parfois d’un chiffre désignant le nombre de comètes portant ce nom (par exemple, la comète Shoemaker-Levy 9)

Ainsi, la comète C/1763 S1 Messier est une comète de période supérieure à 200 ans, découverte en 1763, dans la seconde quinzaine de septembre, la première cette quinzaine, par l’astronome français Charles Messier.

Pour les comètes à courte période, observées plusieurs fois à leur périhélie, on ajoute un nombre séquentiel devant le préfixe P/ et on abandonne la nomenclature précédente pour ne conserver que le nom du (ou des) découvreurs de la première apparition. Par exemple, la nouvelle cible de la sonde spatiale européenne Rosetta est la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.

Toutefois, cette nomenclature connaît de nombreuses exceptions, notamment les comètes historiques dont on ne connaît souvent pas le découvreur. Par ailleurs, de plus en plus de comètes portent le nom de l’observatoire ou de l’instrument à l’origine de leur découverte (par exemple, la comète 160P/LINEAR, découverte par la station de recherche d’astéroïdes LINEAR).

4

Composition d’une comète

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