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    1. 100 years of Duke Ellington [enregistrement sonore] / the European Broadcasting Union Jazz Orchestra. - Ellington, Duke, 1899-1974 . - 1999

  • Duke Ellington - Wikipédia

    Edward Kennedy Ellington était un pianiste, compositeur et chef d'orchestre américain né le 29 avril 1899 à Washington et mort le 24 mai 1974 à New York.

  • Duke Ellington

    Duke Ellington Duke est un grand compositeur né en 1899. Il a crée 450 thèmes musicaux et environ 2000 oeuvres. “Son développement artistique et son ...

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Ellington, Duke

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Ellington (Duke), Take the A TrainEllington (Duke), Take the A Train
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Présentation

Ellington, Duke (1899-1974), pianiste, chef d’orchestre, arrangeur et compositeur de jazz américain.

Né à Washington, Duke Ellington est reconnu comme l’un des plus grands compositeurs de jazz du XXe siècle, créateur de l’esthétique du grand orchestre (ou big band), chef de la formation de jazz la plus célèbre au monde, arrangeur incomparable grâce à ses audaces harmoniques et à ses alliages sonores, pianiste au jeu personnel très subtilement dépouillé (comme en témoigne le disque Money Jungle (1962), avec Charles Mingus et Max Roach), Duke Ellington est celui dont son ami et collaborateur Billy Strayhorn (1915-1967) disait judicieusement : « Duke joue du piano, mais l’orchestre est son véritable instrument ».

Son œuvre est considérable : du milieu des années vingt au début des années soixante-dix, il compose, coécrit et arrange un millier de compositions environ, des plus courtes (les trois minutes des 78 tours) aux longues « suites », répertoire riche et varié, unique dans l’histoire de la musique afro-américaine.

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Le style jungle

Issu de la petite bourgeoisie de couleur, Duke Ellington, surnommé The Duke (« le Duc ») pour son attitude et son élégance, entreprend dès dix-sept ans une double activité : étudiant aux Beaux-Arts, il dessine le jour, mais joue du piano la nuit. Il s’installe à New York en 1923, sur les conseils de Fats Waller, et forme un petit groupe, les Washingtonians, avec son ami d’enfance le batteur Sonny Greer (qui est resté trente ans en sa compagnie). L’adjonction de nouveaux solistes — Bubber Miley (trompette), Joe « Tricky Sam », Nanton (trombone), Harry Carney (saxophone) qui est demeuré à ses côtés jusqu’à sa mort et ne lui a survécu que quelques mois, Freddy Guy (banjo), Wellman Braud (contrebassiste) — transforme le groupe en un véritable orchestre — le Duke Ellington and his Kentucky Club Orchestra —, qui enregistre ses premiers chefs-d’œuvre en 1927 : « Birmingham Breakdown », « East St. Louis Toodle-Oo » et « Black and Tan Fantasy ». Le style « jungle » est né, avec l’utilisation par les cuivres de sourdines dites « wa wa » et des effets de growl (« grognements »). Des œuvres magistrales sont gravées — « The Mooche », « Mood Indigo », « Creole Rhapsody » où l’on entend de nouveaux venus comme le trompettiste Cootie Williams, le saxophoniste-alto Johnny Hodges, le clarinettiste Barney Bigard —, tandis que l’orchestre joue désormais au fameux Cotton Club de Harlem (jusqu’en 1932). La célébrité du Duke Ellington Orchestra devient mondiale, les concerts et les tournées se multiplient, ainsi que d’autres œuvres importantes : « Solitude », « It Don’t Mean a Thing », « Moonglow », « Sophisticated Lady » ou encore « In a Sentimental Mood ».

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Un alter ego : Billy Strayhorn

Du 6 mars 1940 au 21 janvier 1942, l’orchestre, qui comprend maintenant 15 musiciens (parmi lesquels le trompettiste Rex Stewart, le tromboniste Juan Tizol, compositeur de Caravan, le saxophoniste-ténor Ben Webster, le jeune prodige Jimmy Blanton à la contrebasse), enregistre ses plus grands chefs-d’œuvre, notamment « Bojangles », « Blue Serge », « Concerto for Cootie », « Cotton Tail », « Ko-Ko » et « Take the A Train » (composition de Billy Strayhorn qui devient l’alter ego de Duke Ellington), désormais l’indicatif de l’orchestre. Le 23 janvier 1943 a lieu l’inauguration d’une série de concerts annuels au Carnegie Hall de New York : pour la première fois qu’un orchestre de jazz noir se produit dans un lieu réservé à la musique symphonique, Ellington crée la suite « Black, Brown and Beige », dédiée à sa communauté (reprise en 1958 par Mahalia Jackson, grande chanteuse de gospel). D’autres œuvres ambitieuses suivent : « Liberian Suite », « Bluetopia », « Tattoed Bride ».

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Des suites impressionnistes à la synthèse finale

L’orchestre doit faire face à la forte concurrence des big bands typiquement « swing » et connaît quelques changements : l’arrivée des trompettistes Ray Nance (également violoniste) et William « Cat » Anderson (spécialiste du suraigu), des saxophonistes-clarinettistes Jimmy Hamilton et Russell Procope, du saxophoniste-ténor Paul Gonsalves (célèbre pour ses légendaires 27 chorus sur « Diminuendo and Crescendo in Blue » au festival de Newport, 1956) et du batteur Sam Woodyard au festival shakespearien de Stratford (Canada) l’année suivante, au cours duquel l’orchestre présente la suite Such Sweet Thunder, dont les éléments sont inspirés par des personnages de Shakespeare. Le show télévisé A Drum is a Woman permet, par ailleurs, la vente de 15 000 disques en une semaine.

Désormais, Duke Ellington joue son œuvre, autant qu’il joue et rejoue avec. De passage à Paris, il compose la musique de Turcaret, pièce de Lesage mise en scène par Jean Vilar (1962). Il compose la Far East Suite et donne son premier concert de musique sacrée en septembre 1965 à la Grace Cathedral de San Francisco. Il entreprend par la suite des tournées européennes avec Ella Fitzgerald, et triomphe notamment au festival d’Antibes en 1966. Pour ses 70 ans, Ellington est reçu à la Maison-Blanche, et le 26 mai 1969 est décrété « Ellington Day » à New York.

De nouvelles tournées l’épuisent : cinq semaines en Union soviétique, autant en Orient. En 1973, il reçoit la Légion d’honneur des mains de l’ambassadeur de France à New York. Il décède le 24 mai 1974 des suites d’une longue maladie. Son fils Mercer, trompettiste, assure quelque temps la direction de l’orchestre remanié.

Duke Ellington est apparu dans de nombreux films, dont Paris Blues (1961), et a publié son autobiographie en 1973 : Music is my Mistress. En 1999, Duke Ellington aurait eu 100 ans, c’est pourquoi le monde entier a fêté cette année-là l’événement : en France par exemple, une journée spéciale et une série d’émissions lui ont été consacrées. Parallèlement, de nouvelles éditions discographiques sont parues, dont un coffret de 24 CD, The Duke Ellington Centennial Edition, The Complete RCA Victor Recordings, 1927-1973. Aux États-Unis, vingt-cinq ans après sa mort, le Duke a reçu le Prix Pulitzer, distinction qui lui avait été refusée de son vivant.

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