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Chine

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Chine : drapeau et hymneChine : drapeau et hymne
Plan de l'article
1

Présentation

Chine, en chinois Zhongguo, pays d’Asie orientale. Sa capitale est Pékin (Beijing), et sa plus grande ville, Shanghai.

La Chine est délimitée par 15 000 km de frontières terrestres partagées avec 14 pays, et une façade maritime de 14 500 km. Elle est bordée, au nord, par la Russie et la Mongolie ; au nord-est, par la Russie et la Corée du Nord ; à l’est, par la mer Jaune et la mer de Chine orientale ; au sud, par la mer de Chine méridionale, le Viêt Nam, le Laos, la Birmanie, l’Inde, le Bhoutan et le Népal ; à l’ouest, par le Pakistan, l’Afghanistan et le Tadjikistan ; au nord-ouest, par le Kirghizistan et le Kazakhstan. La Chine possède 2 900 îles, dont Hainan (33 991 km²), la plus importante, située en mer de Chine méridionale. Au sud-est de la Chine, séparée du continent par le détroit de Taïwan, se trouve Taïwan, revendiquée par la Chine comme 23e province du pays.

2

Milieu naturel

2.1

Relief

La République populaire de Chine est la troisième nation du monde par sa superficie (après la Russie et le Canada) et la première par sa population. La superficie totale du pays est d’environ 9 571 300 km². Véritable État-continent, la Chine s’étend entre 18° et 54° de latitude nord, et entre 74° et 135° de longitude est. Ce pays immense, en forme de croissant échancré, s’étire sur une longueur maximale de 5 200 km d’est en ouest, et atteint une largeur de 5 500 km du nord au sud. Une telle extension longitudinale et latitudinale explique la grande diversité des milieux naturels. La majeure partie du pays possède un relief montagneux : 84 p. 100 du territoire se trouvent à plus de 500 m d’altitude et près de 43 p. 100 à plus de 2 000 m. Les plateaux occupent 26 p. 100 de la superficie du pays ; les bassins, généralement accidentés et situés dans les régions arides, environ 19 p. 100 ; les plaines ne couvrent que 12 p. 100 du territoire.

Le pays présente un étagement des reliefs, l’altitude s’abaissant, par gradins successifs, d’ouest en est, jusqu’à la mer. Les reliefs les plus élevés se trouvent dans la partie occidentale du pays (Tibet, Xinjiang) où sont situées certaines des chaînes de montagnes les plus hautes du monde : le Tian shan oriental et l’Altaï au nord-ouest ; le Pamir et le Karakorum à l’extrême ouest ; les monts Kunlun au centre ; l’Himalaya au sud-ouest. Elles montrent, pour la plupart, une orientation est-ouest. Dans cette zone ont été recensés près de 45 000 glaciers occupant 58 000 km2.

L’orogenèse du Tian shan, des monts Kunlun, ainsi que du Qin ling, dans le centre du pays (province du Shaanxi), a commencé durant le paléozoïque, à la fin du carbonifère, et s’est achevée au Permien. L’Himalaya, qui longe le sud du Tibet, est de formation plus récente. Le soulèvement himalayo-alpin a débuté au cours de l’oligocène, pendant l’ère tertiaire, il y a environ 40 millions d’années. Il est dû à la rencontre de la plaque indienne et de la plaque tibétaine.

Au cours du quaternaire, l’activité tectonique s’est manifestée par de violents séismes. La sismicité est toujours très active, surtout le long d’une diagonale nord-est / sud-ouest s’étirant depuis le « Bassin rouge » du Sichuan jusqu’au golfe de Bohai, sur la mer Jaune, et, au-delà, jusqu’au Grand Hinggan (ou Da Hinggan ling), en Mandchourie.

On distingue, d’ouest en est, trois grands paliers topographiques, en fonction de leur altitude moyenne, présentant chacun une grande diversité géomorphologique.

2.1. 1

Le plateau tibétain

Le palier le plus élevé, d’une altitude moyenne de 4 500 m, englobe, au sud-ouest, le haut plateau montagneux et désertique du Tibet, au sol gelé en profondeur (permafrost), qui s’étend sur la région autonome du Tibet et sur une partie des provinces du Qinghai, du Sichuan et du Gansu. Il est bordé par l’Himalaya au sud, le Pamir et le Karakorum à l’ouest, les monts Kunlun, les Altun shan et les Qilian shan au nord, et les « Alpes » du Sichuan au sud-est. Les principaux fleuves d’Asie orientale et méridionale (Indus, Gange, Brahmapoutre, Mékong, Yang-tseu-kiang, Huang He, Salouen) y prennent leur source.

Le Pamir, qui marque la frontière avec le Tadjikistan, culmine en Chine à 7 719 m d’altitude, au sommet du Kongur Tagh. Le Karakorum, qui forme la frontière avec l’Inde et le Pakistan, culmine au sommet du K2 (ou mont Godwin Austen), le deuxième plus haut sommet du monde (8 611 m),sur la frontière sino-pakistanaise.

Les monts Kunlun et les Altun shan marquent la frontière entre les régions autonomes du Tibet et du Xinjiang. Les monts Kunlun s’étirent sur 3 000 km de long et se prolongent dans le Qinghai. Le sommet le plus élevé est l’Ulugh Muztag (6 973 m). Les Altun shan s’étirent sur 800 km. Culminant à 7 439 m d’altitude, elles se prolongent à l’est par les Qilian shan (point culminant : 5 547 m) et les Nan shan. Au nord-est du plateau tibétain se trouve le bassin fermé de Qaidan, entre les monts Kunlun au sud et le système montagneux Altun shan-Qilian shan au nord.

L’Himalaya, qui forme la frontière avec l’Inde, le Népal et le Bhoutan, s’étire sur près de 2 400 km de long et 250 km de large. Il comprend, dans sa partie septentrionale, une centaine de montagnes de plus de 7 000 m d’altitude, dont le plus haut sommet du monde, l’Everest (8 850 m) partagé entre le Tibet (faces nord et nord-ouest) et le Népal. Le soulèvement de l’arc himalayen se poursuit de nos jours au rythme de 5 mm par an.

2.1. 2

La Chine du Nord-Ouest et la Chine centrale

Les hauts reliefs du Tibet dominent, au nord et à l’est, un second palier, d’une altitude moyenne de 1 500 m environ, correspondant à la Chine du Nord-Ouest et à la Chine centrale.

La Chine du Nord-Ouest est une région aride, aux paysages souvent désertiques et à la topographie très compartimentée. Elle correspond au Xinjiang et à une partie du Qinghai. Elle comprend une suite de bassins ou dépressions presque entièrement fermés, enserrés entre de hautes montagnes (Altaï, Tian shan oriental, Pamir, monts Kunlun, Altun shan) : bassin de Djoungarie au nord, bassin du Tarim au sud, et bassin de Turfan à l’est.

Le Tian shan oriental, partie chinoise du système montagneux du Tian shan (environ 2 500 km de long), culmine à 7 439 m d’altitude au sommet du pic Pobedy, à la frontière avec le Kirghizistan. À l’extrême nord, l’Altaï chinois culmine à 4 374 m d’altitude.

Le bassin du Tarim, entouré par le Tian shan oriental au nord, le Pamir à l’ouest, et les monts Kunlun au sud, comprend la région du Lob nor (marais salants) et, surtout, l’immense désert de sable du Taklamakan (environ 360 000 km²), désert de type continental, le plus sec de toute l’Asie, dont les dunes peuvent atteindre 100 m de hauteur.

Le bassin semi-désertique de Djoungarie, lieu traditionnel de passage entre la Chine et l’Asie centrale, est enserré par les massifs montagneux de l’Altaï au nord et du Tian shan oriental, au sud, tout comme la dépression de Turfan, plus au sud, située en dessous du niveau de la mer (- 154 m).

À l’est s’étendent les hauts plateaux de la Chine centrale depuis les marches mongoles au nord (Mongolie-Intérieure, Shaanxi, Shanxi, Ningxia, Gansu), jusqu’aux plateaux de la Chine du Sud (Yunnan, Guizhou, Guangxi). Ils sont limités à l’est par la diagonale montagneuse formée par les chaînes du Grand Hinggan (au nord-est), des Taihang shan, des Wu shan et des Xuefeng shan (au sud).

Les plateaux septentrionaux, limités au sud par le Qin ling, correspondent à la bordure méridionale et orientale du désert de Gobi (plateau Mongol) et aux hauts plateaux du Shaanxi, du Shanxi, du Ningxia, du Hebei et du Henan, parmi lesquels le plateau désertique de l’Ordos, circonscrit dans la boucle du Huang He. Excepté le plateau Mongol et la partie nord du plateau de l’Ordos, ils sont recouverts d’un fin limon d’origine éolienne, le lœss. Peu compact, le lœss, épais de 200 m, est très sensible à l’érosion (ravinement), la surface des plateaux étant incisée par de nombreux ravins aux parois verticales.

Débordant sur le Xinjiang, la Mongolie-Intérieure et le Gansu, le désert de Gobi est un désert de sable et de pierres de type continental. Il s’étend sur le plateau Mongol, situé entre 800 et 1 200 m d’altitude. La végétation devient steppique sur ses marges.

La chaîne du Grand Hinggan, au nord-est, couverte de forêts, s’étend sur 1 200 km du nord-est au sud-ouest et culmine à 2 091 m d’altitude.

Plus au sud, le Qin ling s’étend d’ouest en est sur près de 1 500 km. D’une altitude moyenne de 2 000 m, il culmine au sommet du Taibai shan (3 767 m). Ce massif marque, avec la moyenne et la basse vallée du Yang-tseu-kiang, la frontière naturelle entre le nord et le sud de la Chine.

Région de collines relativement isolée, vouée à la riziculture intensive, le bassin intramontagneux du Sichuan (« Bassin rouge ») sépare les plateaux lœssiques septentrionaux des plateaux calcaires de la Chine du Sud. Très érodés, ceux-ci se caractérisent par leur relief karstique. Le plateau du Yunnan-Guizhou est bordé à l’ouest par une succession de chaînes montagneuses séparées par des gorges profondes et abruptes (vallées du Salouen et du Mékong). L’est du Guizhou et le Guangxi (région de Guilin notamment) comporte certains des plus beaux paysages du monde (karst à tourelles).

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