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Présentation ; Historique ; Préservation de la forêt ; Préservation des pâturages ; Protection de la faune ; Conservation des sols ; Protection des bassins hydrographiques ; Le réseau Natura 2000
protection de la nature, protection et utilisation durable des ressources naturelles telles que le sol, l'eau, les plantes, les animaux et les minéraux. Les ressources naturelles d'une région donnée constituent un capital important, dont la mauvaise utilisation entraîne des pertes notamment économiques et écologiques. Les ressources naturelles sont classées en deux catégories : les ressources renouvelables et les ressources non renouvelables. Les ressources renouvelables regroupent l'ensemble de la faune et toute la végétation. Le sol peut, lui aussi, être considéré comme une ressource renouvelable, bien qu'il soit difficile de remédier à des dégâts importants du fait de la lenteur du processus de formation des sols. Par exemple, l'irrigation naturelle à partir du bassin hydrographique d'une région peut être maintenue indéfiniment par une gestion judicieuse de la végétation et des sols, et le contrôle de la pollution permet de vérifier la qualité de l'eau. Les ressources non renouvelables sont celles qui ne peuvent pas être remplacées ou qui ne peuvent l'être qu'au bout d'une période extrêmement longue. Ce sont les combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) ainsi que les minerais, métalliques ou non.
Si de nombreux États ont reconnu depuis longtemps comme nécessaire la préservation des ressources naturelles, les principes d’une utilisation respectueuse et rationnelle de la nature ont bien souvent été ignorés, conduisant parfois à de véritables catastrophes. En Asie, dans le nord de la Chine et dans la région du Tigre et de l'Euphrate, de nombreux accidents, comme l'envasement de rivières ou l'inondation de plaines, ont été causés par la destruction des forêts et des prairies qui protégeaient les bassins hydrographiques. En Afrique du Nord et au Proche-Orient, des étendues importantes ont été détruites par des siècles de pâtures incontrôlées, de cultures inadaptées et de coupes excessives de plantes ligneuses comme bois de chauffage. Des dégâts similaires ont également été observés dans la plupart des régions du monde nouvellement développées, parfois du fait de l'introduction d'espèces inadéquates dans un nouvel environnement. L’agriculture intensive, le drainage, la chasse, l’urbanisation et les infrastructures de transport ont conduit à une fragmentation des habitats naturels, quand ce n’est pas à leur destruction. Néanmoins, des efforts de coopération internationale sont entrepris afin de préserver un état favorable de conservation pour les habitats et les espèces menacées et de mieux gérer les activités.
Les arbres sont des maillons essentiels de la chaîne de la vie. Ils jouent un rôle vital dans la régulation des climats et du cycle de l’eau. Les forêts sont parmi les écosystèmes les plus riches et les plus stables de la planète. Selon les scientifiques, les forêts mondiales renferment plus de 50 p. 100 de la biodiversité terrestre. Or la dégradation des forêts se poursuit à un rythme inquiétant. En effet, la gestion forestière réduit, pour les besoins de l’homme, le nombre d’espèces d’arbres et rend homogène les milieux naturels, ce qui diminue d’autant la variété de la faune et de la flore. La préservation de la forêt repose sur trois principes fondamentaux. Le premier consiste à protéger du feu, des insectes et des maladies des jeunes peuplements. Cependant le feu, considéré autrefois comme le destructeur de la forêt, est maintenant reconnu comme un outil de gestion à condition qu'il soit employé avec précaution : il est nécessaire à la régénération de certains arbres fournissant du bois de construction (voir incendie de forêt). Le deuxième principe concerne les méthodes d'exploitation, qui vont de l'abattage de tous les arbres (coupe rase) à l'abattage partiel des arbres suffisamment développés (coupe de jardinage). Quel que soit le type d'abattage, sa fréquence doit être choisie en vue d'une production soutenue pour une période illimitée (voir sylviculture). Le troisième grand principe consiste à utiliser intégralement tous les arbres abattus. En effet, les progrès techniques, tels que la fabrication des panneaux de particules et des contreplaqués, permettent d'utiliser les branches, les billes défectueuses, les arbres trop petits pour pouvoir être débités en planches et le bois dit de qualité inférieure. Les forêts ont un intérêt écologique indéniable, mais en raison de l’exploitation forestière et de la demande croissante en zones naturelles, la richesse biologique s’est vue diminuée. Il faut donc permettre aux forêts d’évoluer vers un état naturel, en contrôlant ou excluant les activités humaines de ces aires protégées.
Le pâturage peut être pratiqué librement d’une manière continue ou discontinue, ce qui entraîne le gaspillage d’une quantité importante d’herbe. C’est pourquoi les techniques de pâturage rationné ont été créées : les herbages sont cloisonnés. Dès que les animaux ont terminé de brouter le pâturage d’une des divisions, on les fait passer dans une autre. Cette méthode de division des prairies et de rotation des animaux, associée à l’arrosage et à une fertilisation raisonnée, donne d’excellents herbages. En outre, chaque pâturage est brouté par un nombre de bêtes déterminé, afin que celles-ci puissent se nourrir convenablement avec le fourrage dont elles disposent ; de plus, elles ne peuvent paître que pendant une certaine période, déterminée en fonction du type de pâturage. La conservation des pâturages est fondée sur un programme de pâture visant à maintenir les pâturages productifs indéfiniment et à revaloriser les terrains épuisés, grâce à la reproduction naturelle ou à l'ensemencement artificiel avec des espèces de fourrage appropriées. Bien que ces différents principes soient parfaitement établis, il existe encore plusieurs centaines de milliers d'hectares de pâturages surexploités, entraînant le déclin et la destruction de la productivité biologique des terrains arides et semi-arides (voir désertification).
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