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  • Braque (Georges)

    biographie georges braque ... Braque, Georges (1882-1963), peintre français qui, avec Picasso, fut l'acteur essentiel du cubisme.

  • Georges Braque - Wikipédia

    Georges Braque, était un peintre et sculpteur français né à Argenteuil (Seine-et-Oise, actuellement Val-d'Oise) le 13 mai 1882 et mort à Paris le 31   août   1963.

  • Georges BRAQUE

    1882 : 13 mai : naissance de Georges Braque à Argenteuil-sur-Seine. Son père, Charles Braque, est, comme son grand-père, entrepreneur ...

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Braque, Georges

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1

Présentation

Braque, Georges (1882-1963), peintre français qui fut, avec Picasso, l'acteur essentiel du cubisme, et l'une des grandes figures de l'art du XXe siècle.

Georges Braque naquit à Argenteuil-sur-Seine, en région parisienne, dans une famille de peintres en bâtiment également peintres amateurs. Alors qu'il avait huit ans, ses parents s'installèrent au Havre : tout en poursuivant ses études au lycée, le jeune Braque fréquenta l'école des beaux-arts de la ville, où il rencontra Othon Friesz et Raoul Dufy. En 1899, il fit ses débuts dans l'entreprise familiale et commença à apprendre le métier de peintre décorateur, qu'il alla perfectionner à Paris en 1900. Il suivit les cours du soir de l'école des Batignolles, entra en 1902 à l'académie Humbert à Montmartre, puis fit, en 1903, un court séjour à l'École des beaux-arts dans l'atelier de Bonnat. Durant l'hiver 1905-1906, et sous l'influence du travail d'Henri Matisse, il commença à peindre à la manière des fauves, en structurant par des tons vifs une thématique encore impressionniste : Paysage à l'Estaque (1906, musée de l'Annonciade, Saint-Tropez).

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Période cubiste

L'année 1907 fut pour lui capitale. Une triple découverte allait en effet modifier son travail : Cézanne, dont la rétrospective des œuvres se tenait au Salon d'automne, Picasso, qu'il rencontra au moment où celui-ci peignait les Demoiselles d'Avignon (1907, Museum of Modern Art, New York), et les arts primitifs. Braque chercha alors, par la géométrisation des volumes et la réduction de sa palette à des harmonies vertes et brunes, à matérialiser et à construire l'espace sans l'aide des artifices de la perspective ou du clair-obscur. Ainsi, il construisit son Grand Nu (1908, collection particulière, Paris) à l'aide de larges hachures qui indiquent les volumes successifs, ceux-ci étant eux-mêmes cerclés d'un large cerne noir. Braque appliqua bientôt ce procédé constructif de géométrisation des masses aux paysages et aux natures mortes.

De 1909 à 1914, Braque et Picasso menèrent de front leurs recherches plastiques, d'où naquit une vision nouvelle de l'espace pictural (appelée cubisme analytique) rendant les formes par la démultiplication de leur axe géométrique. Dans Violon et Palette (1909, musée Guggenheim, New York), Braque représenta le violon par un réseau complexe de facettes qui émiette le volume de l'instrument : le spectateur était ainsi confronté, en un même volume cohérent, à tous les plans d'une vision perspective réduite à la surface plane du tableau. Dans la partie supérieure de la toile, un clou en trompe-l'œil retenant une palette symbolise ironiquement les deux possibles d'une peinture en recherche.

À force de complexifier le volume pour en rendre tous les états, les toiles de Braque, comme celles de Picasso, devinrent illisibles, confrontées à l'abstraction qu'elles voulaient pourtant récuser. Braque introduisit alors dans ces peintures, à l'automne 1911, des lettres et des chiffres au pochoir, destinés à en réactiver le sens (le Portugais, 1911, Kunstmuseum, Bâle). L'année suivante, il colla un papier imitant le bois sur Compotier et Verre (1912, collection particulière) : avec le procédé du collage, l'œuvre devint la synthèse d'éléments divers par lesquels Braque, sans perdre la lisibilité de l'objet, le décrivait en dissociant la couleur et la forme. Mobilisé en 1914, Braque fut gravement blessé l'année suivante et, après une longue convalescence à Sorgues, se remit difficilement à la peinture.

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Natures mortes et Ateliers

Après la Première Guerre mondiale, il fut très influencé par Juan Gris et Henri Laurens, avec qui il noua une profonde amitié. Il s'engagea désormais dans une œuvre plus traditionnelle, néanmoins toujours empreinte des découvertes cubistes : nombreuses natures mortes (Guitare et verre, 1921, musée national d’Art moderne, Paris ; natures mortes au Guéridon, 1918-1919) et représentations d'intérieurs — série des Cheminées (1920-1927) et des Canéphores (1922-1926) —, caractérisées par des surfaces texturées et des couleurs vives, où les objets sont représentés en plans décomposés.

En 1929, Braque abandonna le Midi où il s'était installé pour Varengeville-sur-Mer, en Seine-Maritime ; s'ensuivit toute une série d'expositions de ses œuvres, à Berlin en 1930, à New York en 1931, à Bâle en 1933 (première grande rétrospective), à Londres en 1934 et à Bruxelles en 1936. Sa peinture allait désormais connaître jusqu'à la fin de sa vie une évolution stylistique homogène, qui voit se développer les thèmes de l'Atelier et de l'Oiseau. Les dix dernières années de la vie de Braque furent marquées par une santé déclinante ; s'il dut se limiter à de petites compositions, il n'en entreprit pas moins une grande production de lithographies. À sa mort, survenue à Paris le 31 août 1963, sa femme fit don aux musées nationaux français d'un ensemble important de tableaux et de sculptures.

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