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américaine, musique

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Berlin (Irving), Alexander's Ragtime BandBerlin (Irving), Alexander's Ragtime Band
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1

Présentation

américaine, musique, musique classique, populaire et folklorique des États-Unis, créée par les compositeurs nés aux États-Unis ou naturalisés, ou encore marqués par la culture américaine.

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La période de 1630-1820

Les racines de la musique américaine sont anglaises. Le premier ouvrage imprimé dans les colonies anglaises fut le Bay Psalm Book. Sa neuvième édition (1698) contenait treize airs de psaumes qui provenaient d’Europe et certains d’entre eux, dont Old Hundredth, sont connus encore aujourd’hui. Après 1750, les compositeurs nés en Nouvelle-Angleterre instaurèrent une nouvelle forme de musique religieuse. Les hymnes yankees, dont les mélodies à cinq accords de quinte étaient étrangères aux traditions européennes, furent diffusés dans les écoles de chant (cours informels d’enseignement musical). Une des compositions favorites de l’époque était l’air fugué en quatre parties, qui commence avec un hymne pour s’achever par un canon. Le plus célèbre des mélodistes fut William Billings, dont le recueil The New England Psalm Singer (1770) marqua l’apparition d’un nouveau style.

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Début du XIXe siècle

Après la guerre de l’Indépendance (1775-1783), les goûts européens se réaffirment à travers la musique d’église. Les mélodistes de Nouvelle-Angleterre étaient considérés comme des « non érudits » par des compositeurs tels que Thomas Hastings et William Batchelder Bradbury. Une grande figure de cette époque, Lowell Mason, qui marqua de son influence la vie musicale américaine du XIXe siècle, introduisit l’enseignement de la musique dans les écoles de Boston en 1838, composa plus de douze cents hymnes et publia cinq recueils majeurs de musique d’église, dont le plus important est le Boston Haendel and Haydn Society Collection of Church Music (« Recueil de musique d’église de la Société Haendel et Haydn de Boston », 1822).

La musique d’église traditionnelle de la Nouvelle-Angleterre se déplaça ensuite vers le sud, où une nouvelle forme d’hymne folklorique émergea lors des réunions du mouvement religieux du réveil protestant. Semblables aux airs de gospels modernes par leurs refrains répétitifs et entraînants, ces hymnes et ces spirituals comprennent des exemples célèbres tels que Amazing Grace et Wayfaring Stranger. Les hymnes folkloriques du Sud étaient généralement imprimés avec un système de notation facile à lire, dans lequel les notes ont des formes différentes, représentant les sept degrés de la gamme. Le recueil d’hymnes le plus célèbre et le plus populaire est le Sacred Harp (1844) de Benjamin Franklin White et E.J. King.

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De la seconde partie du XIXe siècle à la guerre de Sécession

La présence des Africains en Amérique donna un nouveau visage à la musique populaire. Par ailleurs, le minstrel influença également l’évolution de cette musique. Un virtuose du banjo, Daniel Decatur Emmett, se fit connaître comme compositeur de chansons « blanches » interprétées à la façon des Noirs. Son œuvre la plus célèbre est Dixieland (1859). Aussi les Noirs se mirent-ils à jouer dans les spectacles de minstrels.

La musique afro-américaine, qui fut transmise d’abord oralement, s’implanta dès le début du XIXe siècle. Le premier recueil, publié sous le titre de Slave Songs of the United States (Chants d’esclaves des États-Unis, 1867) contenait des airs célèbres tels que Michael, Row Your Boat Ashore et Roll, Jordan, Roll. Après la guerre de Sécession (1861-1865), les concerts, organisés par les Fisk University Jubilee Singers pour collecter des fonds, permirent à la première musique folklorique américaine d’acquérir une audience nationale et internationale.

Le plus grand auteur de l’époque, et peut-être du siècle, fut Stephen Collins Foster. Il composa des chansons pour le célèbre Christy Minstrels, telles que Oh Susanna (1848) et Camptown Races (1850). Parmi les compositeurs majeurs qui succédèrent à Foster figurent Henry Clay Work, George Root et James Bland.

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