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Kiribati (prononcer « kiribas »), en anglais (langue officielle) Kiribati, pays insulaire d’Océanie, situé au centre de l'océan Pacifique et appartenant à la Micronésie. Sa capitale est Tarawa. Kiribati est membre du Commonwealth.
Comptant 33 îles, la république de Kiribati est formée de trois grands archipels couvrant une superficie totale de 811 km2 et s’étendant de part et d’autre de l’équateur : les îles Gilbert, les îles Phoenix, les îles de la Ligne et une île volcanique (Banaba). Non seulement séparées par des distances considérables, ces îles le sont également par le décalage horaire le plus important au monde (23 heures), puisque la ligne méridienne de changement de date coupe Kiribati en deux. Lorsque le dimanche se lève sur la capitale Tarawa, la journée du samedi débute à peine sur l’île Christmas. À l'exception de l'île Banaba, les archipels sont constitués d'îles basses de structure corallienne (atolls encerclant des lagons), couvertes d'une végétation luxuriante et de cocotiers sur les rivages. Le climat tropical connaît une saison des pluies durant d’octobre à mars avec des risques cycloniques importants et une saison sèche le reste de l’année, le déficit pluviométrique s’accroissant dès que l’on se rapproche de l’équateur.
En 2007, Kiribati compte 107 817 habitants. La population est démographiquement et culturellement écartelée entre une composante complètement isolée et stagnante dans des îles marginalisées, et la population dite urbaine, qui ne cesse d’augmenter. Tarawa compte, en 1997, 40 000 habitants soit une densité d'environ 5 000 habitants au km² sur l’atoll qui abrite la capitale. Cette hétérogénéité s'exprime également dans des différences socioculturelles très fortes entre le nord et le sud. On trouve au nord des sociétés familiales, d’où émerge parfois un big man tandis qu'au sud les sociétés sont éclatées et le pouvoir tenu par une gérontocratie locale s’appuyant sur la structure du maneaba (maison commune). Ces disparités se retrouvent au niveau des « conseils locaux » installés dans chaque île et qui jouissent, du fait de l'isolement, d'une grande liberté d'action. Il en va ainsi des budgets dont la répartition pour chaque île est laissée à l'appréciation de ces conseils. Les I-Kiribati (habitants de la république du Kiribati) sont majoritairement chrétiens, catholiques romains ou appartiennent à l'Église protestante gilbertaine. On trouve également mais dans une moindre mesure des adventistes, des baha'i et mormons.
Kiribati a longtemps vécu confortablement, grâce aux revenus que lui procurait l'exploitation des gisements de phosphate de l'île Banaba. Sa balance commerciale présente un important solde créditeur jusqu'en 1979, date de cessation de l'exploitation. Cette situation nouvelle suscite un double choc : le retour des mineurs et de leurs familles dans leurs îles d'origine et, naturellement, l'arrêt des revenus de la rente minière. Il ne subsiste désormais que la vente du coprah que le gouvernement a puissamment aidée financièrement, ce qui a permis à la production de doubler en moins de vingt ans. Le cocotier joue en outre un rôle important, comme appoint dans l'alimentation, au même titre que le taro, les bananes, les fruits du pandanus ou le poisson. La création de la zone d'exclusivité économique des 200 milles (ZEE) a fait naître de grands espoirs concernant le développement d'une pêche industrielle spécifiquement autochtone. Si, de ce point de vue, les résultats sont restés plutôt mitigés, cela a néanmoins permis au gouvernement d'augmenter ses ressources en concédant par des accords bilatéraux des droits de pêche à des armements étrangers. Kiribati reçoit comme les autres États du Pacifique une aide extérieure (représentant entre 25 et 50 p. 100 du PIB en moyenne), mais relativement peu importante si on la rapporte au nombre d'habitants. Cette aide d'origine britannique pour près des deux tiers, est d'autant plus nécessaire qu'elle compense en partie l'hémorragie des ressources subie par le pays à l'arrêt de l’exploitation des mines de phosphate de l'île Banaba. Les Anglais, qui les ont exploitées intensément des décennies durant, n’ont jamais offert de véritables contreparties aux habitants, contrairement à ce qui s’est produit à Nauru. En 2005, le PIB a été estimé à 76 millions de dollars et le PIB par habitant à 772,10 dollars. L’unité monétaire est le dollar australien, divisible en 100 cents.
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