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Résultats avec Windows Live® Search contrepoint, combinaison simultanée de deux ou plusieurs lignes mélodiques. Apparu au début du XIVe siècle, le mot contrepoint vient du latin punctus contra punctum, textuellement « point contre point », ou, par extension, mélodie contre mélodie, voix contre voix. Bien que le contrepoint soit presque synonyme de polyphonie (structure musicale comportant une ou plusieurs mélodies jouées simultanément), les deux mots diffèrent quelque peu dans l'usage courant. Le contrepoint est la technique de composition qui permet de construire une structure polyphonique. L'attention de l'auditeur, au lieu d'être attirée par la qualité d'« instants harmoniques », comme suspendus dans le temps et dans l'espace, se concentre sur la progression simultanée des différentes voix (ou parties). En ce sens, le contrepoint est indissociable de l'harmonie, les traités de composition opposant son caractère « horizontal » au caractère « vertical » de celle-ci. Né à la fin de la période médiévale, il apparut dans la musique occidentale lorsque les compositeurs décidèrent d'ajouter à une mélodie principale, appelée cantus firmus, une, puis plusieurs voix. Progressivement, la nécessité de codifier cette superposition se fit sentir, et le contrepoint, sans cesse enrichi par les compositeurs du XVe siècle, atteignit son apogée au XVIe, avec les formidables polyphonies de Giovanni Pierluigi da Palestrina ou Roland de Lassus. Il connut une nouvelle extension dans la première moitié du XVIIIe siècle, avec Jean-Sébastien Bach ou Georg Friedrich Haendel qui, dans leurs célèbres fugues, en exploitèrent toutes les virtualités. Jugé trop formel, trop rigide par la plupart des compositeurs du XIXe siècle, qui y virent un obstacle à la libre expression musicale des sentiments, le contrepoint revint à la mode au XXe siècle, grâce aux apôtres de l'atonalité, puis du dodécaphonisme (Arnold Schoenberg, Alban Berg). Élément de base dans la formation de tout compositeur, le contrepoint, dans sa formulation classique enseignée dans les conservatoires, codifie la superposition des voix avec une extrême sévérité, et fixe un certain nombre d'interdits. Sont ainsi bannis les intervalles augmentés ou diminués, les quintes et les octaves parallèles. Quant aux dissonances entre les voix, elles ne sont autorisées que selon des règles strictes. Les théoriciens divisent le contrepoint en différents genres ou espèces : note contre note (chaque mélodie ajoutée comporte des notes de valeur équivalente à celle du chant donné), puis deux notes contre une, quatre contre une, contrepoint syncopé, puis contrepoint fleuri (chaque mélodie ajoutée possède une valeur rythmique différente), contrepoint mixte, etc. Parmi les applications les plus courantes du contrepoint figurent le canon et la fugue.
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