Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Plan de l'article
théologie, discipline qui élabore en termes rationnels une connaissance de Dieu à partir d'une révélation religieuse. Le terme grec signifie « discours sur Dieu ». Il s'applique principalement au christianisme, bien que l'on puisse parler également de théologie juive ou musulmane. Ceci vient du fait que le dialogue de la révélation religieuse chrétienne avec les catégories rationnelles de la pensée philosophique occidentale a été particulièrement élaboré. La théologie est née en fait de cette confrontation avec le discours philosophique, comme lieu d'expression et de justification de ses propres croyances.
On distingue la théologie naturelle des philosophes, qui prit son essor principalement au XVIIIe siècle, elle ne s'appuie pas sur une révélation, mais sur l'Homme et la nature pour connaître Dieu par la raison, de la théologie qui part de la révélation dite « surnaturelle » de Dieu. La théologie chrétienne proprement dite part de la révélation de Dieu dans l'Ancien et le Nouveau Testament (voir Bible). Elle s'est progressivement divisée en plusieurs branches, suivant son objet ou sa méthode. On peut distinguer la théologie fondamentale (autrefois appelée apologétique), qui expose les possibilités de croire conformément à la raison et met en lumière les motifs de crédibilité de la révélation. Elle prépare la théologie systématique qui est la présentation ordonnée du contenu de la révélation et de la foi. La théologie systématique se divise en plusieurs parties : la théologie trinitaire, qui comprend la pneumatologie, étude de l'Esprit saint ; la christologie, étude de la personne de Jésus-Christ, à la fois vrai Dieu et vrai Homme ; la sotériologie, étude du salut de l'Homme par le Christ ; l'anthropologie théologique, qui étudie l'Homme à la lumière de la révélation ; l'eschatologie, étude des fins dernières, de la destinée individuelle et collective de l'Homme ; la théologie morale, sociale et politique (ou sexuelle et familiale), qui concerne la juste manière d'agir de l'Homme, conforme à la volonté de Dieu ; l'ecclésiologie, étude de l'Église, à laquelle se rattache l'histoire de l'Église, l'étude du droit canonique, l'étude des sacrements. La théologie systématique insiste toujours sur l'unité et l'implication mutuelles des différentes parties de la théologie. L'ensemble de la théologie a besoin d'une théologie biblique qui n'est pas seulement l'étude exégétique des textes mais la juste compréhension du message biblique. La théologie contemporaine s'appuie aussi sur la théologie historique qui étudie la naissance et le développement des doctrines religieuses. Enfin, sur un plan pastoral ou pratique, la théologie réfléchit sur l'activité concrète de l'Église et sur ce qu'elle devrait mettre en œuvre pour répondre à sa mission et aux besoins du monde (théologie pastorale).
Le terme théologie est né dans la culture grecque, mais les premiers discours pour parler des dieux furent des mythes et des récits. Ils furent soumis au jugement critique des philosophes, en particulier Platon, pour permettre de dévoiler la vérité cachée sur les dieux. La théologie s'élabora progressivement par la distinction entre le mythe et le logos, discours rationnel. Aristote fit de la théologie, après les mathématiques et la physique, la plus haute des trois sciences philosophiques. Cependant, les philosophes grecs, excepté peut-être le philosophe néoplatonicien Proclus, dans l'œuvre duquel le terme apparaît plusieurs fois, ne se nommèrent pas théologiens, même s'ils tenaient des discours sur Dieu. Le terme de théologie lui-même resta finalement orienté vers les propos religieux sur Dieu, en lien avec la prédication et le culte.
Le terme de théologie n'est pas né dans le christianisme et ce n'est qu'avec hésitation que s'imposa un usage chrétien de ce terme qui ne se trouve pas dans la Bible. Les raisons décisives du surgissement de la théologie chrétienne furent l'extension du christianisme dans l'Empire romain et sa rencontre avec la pensée grecque. Le message chrétien primitif, qui annonçait la divinité du Christ dans des expressions simples appelées « kerygmes » (« proclamations », « annonces ») telles que « Jésus est le Seigneur et le Christ » (Actes des Apôtres, II, 36), se trouva confronté aux exigences d'une philosophie très élaborée. Pour qu'il puisse continuer de s'étendre et justifier de sa rationalité face aux attaques des philosophes « païens » (parmi lesquels précisément, il faut compter les néoplatoniciens), il dut donc être traduit sous la forme d'un discours conceptuel, dans des catégories de pensée qui n'étaient pas celles de la Bible, mais celles de la pensée grecque. Ainsi, le concile de Nicée (325) parvint à définir la divinité du Christ en disant qu'il était « engendré du Père » et de « la même substance que le Père ».
|
© 2009 Bell Inc., Microsoft Corporation et leurs fournisseurs. Tous droits réservés.
|