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be-bop

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Powell (Bud), Night in TunisiaPowell (Bud), Night in Tunisia
Plan de l'article
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Présentation

be-bop, style musical appartenant à l’histoire du jazz, né aux États-Unis en 1945 d’une réaction contre l’académisme formel du swing.

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Apparition et figures principales du be-bop

Le be-bop — le mot « be-bop » est, semble-t-il, une onomatopée qui refléterait le rythme de certains morceaux de jazz — apparaît à New York au début des années quarante, et plus spécifiquement en 1945, après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de tensions raciales. Dès 1943, de jeunes musiciens noirs se rebellent contre le caractère figé et routinier du swing et revendiquent une plus grande liberté formelle. Parallèlement se développent des labels indépendants qui, évitant toute « récupération » commerciale par les grandes maisons de disques, participent dans la marginalité à la naissance du be-bop — pratiqué plus particulièrement dans les clubs de la 52e Rue à New York (le Monroe’s ou le Minton’s notamment).

Les solistes Charlie Parker (saxophone alto) et Dizzy Gillespie (trompette) sont unanimement reconnus comme les « pères fondateurs » du style be-bop ; rapidement, leurs innovations harmoniques et rythmiques et leur volonté de faire évoluer le jazz vers des terres inconnues font de nombreux émules parmi lesquels figurent notamment les pianistes Thelonious Monk et Bud Powell, le saxophoniste Dexter Gordon, le tromboniste Jay Jay Johnson ou encore les batteurs Kenny Clarke et Max Roach.

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Innovations musicales et renouveau du jazz

Musicalement, le be-bop se distingue du swing en ce que la plupart des orchestres pratiquant ce style comptent au maximum sept musiciens, manifestant ainsi une volonté de se démarquer des big bands qui ont marqué l’époque swing. Au sein de ces formations, le soliste est plus libre et interprète notamment des solos en accords (dont les grilles et la structure harmonique sont bouleversées, accordant une place nouvelle à l’atonalité), de préférence aux solos mélodiques. Sur le plan rythmique, les tempos sont souvent rapides et favorisent la virtuosité des musiciens.

Privilégiant les notions de recherche, d’expérimentation, de défi et de « compétition », le be-bop s’est rapidement affirmé comme une musique plus complexe que les styles précédents (New Orleans et swing principalement). Le be-bop a, par ailleurs, contribué au renouveau du jazz, en permettant la naissance et le développement de jam sessions (ou séances d’improvisation) survoltées, véritables « joutes » musicales. Ce renouveau a permis d’assister, au début des années 1950, à l’avènement du jazz cool et à celui de musiciens promis à un succès planétaire, tels le saxophoniste Stan Getz ou le trompettiste Miles Davis.

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