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Royaume-Uni

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Royaume-Uni : drapeau et hymneRoyaume-Uni : drapeau et hymne
Plan de l'article
3.5. 6

Administration locale

L’organisation politique de la Grande-Bretagne est de type unitaire, c’est-à-dire que les pouvoirs des administrations locales résultent des lois parlementaires et que l’administration générale du pays relève de la responsabilité des différents ministères. L’autonomie des autorités locales en termes de budget, de dépenses et de politiques est de ce fait limitée par les lois et par les décisions politiques de Londres.

Une vaste réorganisation de l’administration locale a eu lieu en Angleterre et au pays de Galles en 1974, et en Écosse en 1975. Les anciens comtés et districts urbains ont été remplacés par un système simplifié. En Angleterre et au pays de Galles (sauf dans l’aire métropolitaine de Londres), le concept de comté a été retenu mais considérablement restructuré. On a créé en tout 53 comtés et leurs conseils, subdivisés en 569 districts et leurs conseils. Six des comtés d’Angleterre couvrant les principales zones urbaines ont été appelés comtés métropolitains, les autres ont été appelés comtés non métropolitains ou comtés ruraux. À Londres a été mis en place un Conseil du Grand Londres, divisé en conseils pour chacun des 32 districts de la ville et de la City.

En Écosse, les comtés ont été remplacés par 9 régions et leurs conseils subdivisés en 53 districts et leurs conseils. Trois autorités insulaires unitaires ont été créées pour les Orcades, les Shetlands et les îles occidentales. En Irlande du Nord, on a introduit un système d’administration simple avec 26 districts. Les conseillers sont élus pour quatre ans.

Une nouvelle réforme de l’administration locale est intervenue sous le gouvernement conservateur au cours des années 1980. Le Conseil du Grand Londres et six conseils métropolitains ont été abolis. L’essentiel de leurs fonctions a été transféré aux districts de Londres et aux conseils métropolitains de district. En 1998, une réforme approuvée par référendum a prévu de doter la capitale d’un maire. Il n’y a pas, en Grande-Bretagne, de division constitutionnelle des pouvoirs entre le gouvernement central et les autorités locales, mais, en général, les autorités locales assurent les services de police, les services incendie, de l’éducation, des bibliothèques, l’entretien des routes, la circulation autoroutière, le logement, la réglementation de l’urbanisme et de la santé. La participation directe des conseils locaux dans la prestation de ces services a été réduite par le gouvernement. La plupart des services des conseils doivent maintenant être soumis à des appels d’offre, réduisant ainsi le personnel des conseils. Des réformes scolaires ont accru l’autonomie des écoles alors que des modifications de la législation sur le logement public ont donné aux locataires la possibilité d’acheter leur logement.

L’autonomie des conseils a aussi été touchée par les changements intervenus dans le financement des administrations locales. Le gouvernement conservateur a introduit des contrôles stricts sur les dépenses des administrations locales. Depuis 1984, il a le pouvoir de limiter ou de superviser les budgets des administrations locales en imposant un montant maximum. Il a aussi introduit des changements dans la distribution des fonds du gouvernement central aux autorités locales. La base de l’autofinancement local a aussi changé. En avril 1990, le système traditionnel des impôts sur la propriété a été remplacé par une taxe communale, la poll tax. Cet impôt personnel, établi indépendamment des revenus, surimposait les plus défavorisés. Impopulaire, il a entraîné un intense débat politique et déclenché des émeutes violentes à Londres. Il a été remplacé en 1992 par un impôt fondé en partie sur la propriété, la council tax.

D’après la loi sur l’administration locale de 1992, la structure des administrations locales doit être à nouveau modifiée en Grande-Bretagne. En fonction des recommandations d’une commission gouvernementale, formulées en 1994, le système de l’administration double a été remplacé, le 1er avril 1996, par un système d’administration simple au pays de Galles et en Écosse. En Écosse, 32 conseils unitaires ont remplacé les actuels conseils régionaux et conseils de district, les autorités insulaires continuant d’exister. Au pays de Galles, 22 autorités unitaires ont remplacé les 8 conseils de comté et les 37 conseils de district. Des conseils « fantômes » de ces nouvelles autorités ont été élus en avril et en mai 1995 pour mettre en place la réforme.

3.5. 7

Partis politiques

Le système de partis, qui date de la fin du xviie siècle, est un élément essentiel du fonctionnement du régime politique britannique. Le Royaume-Uni connaît dans la pratique un système bipartite depuis plus d’un siècle, le Parti conservateur et le Parti travailliste dominant en alternance la scène politique.

Le Parti libéral, qui a régulièrement gouverné pendant des décennies, a perdu une partie de sa base électorale ; il a fusionné en 1988 avec le Parti social-démocrate (formé par des dissidents du Parti travailliste) pour former le Parti libéral-démocrate. Les autres principaux partis politiques sont le Parti nationaliste écossais, le Plaid Cymru (nationalistes gallois) et les partis d’Irlande du Nord : le Parti unioniste d’Ulster (UUP), le Parti unioniste démocratique, le Parti travailliste et social-démocrate et le Sinn Féin.

3.5. 8

Défense nationale

Le Royaume-Uni appartient à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). La base du recrutement militaire est le volontariat. En 2004, l’armée régulière comptait 116 760 hommes et femmes. La marine rassemblait 40 630 hommes et la Royal Air Force 48 500 membres.

4

Économie

4.1

Généralités

Le Royaume-Uni est l’un des premiers pays commerciaux et industriels du monde. Avec un produit intérieur brut (PIB) d’environ 2 199 milliards de dollars en 2005, il occupe le quatrième rang mondial, derrière les États-Unis, le Japon et l’Allemagne.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le pays a dû faire face à des problèmes économiques persistants, tels que la pression sur la monnaie, un déficit de la balance générale des paiements, l’inflation et les difficultés de son système industriel. Pendant la crise économique mondiale de 1974, ces problèmes sont devenus critiques : le chômage a frappé plus d’un million de personnes, la productivité a chuté, les salaires ont baissé et la monnaie a atteint son niveau le plus bas. En juillet 1975, le gouvernement a pris des mesures anti-inflationnistes draconiennes, soutenues à la fois par les entreprises et les syndicats, qui ont contenu avec succès la hausse des salaires et de l’inflation. Les améliorations de la balance des paiements les plus significatives ont eu lieu à la fin des années 1970, grâce aux revenus générés par le pétrole de la mer du Nord. À partir de 1979 et l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher, les politiques économiques gouvernementales ont encouragé le secteur privé tout en contrôlant les dépenses publiques. Les secteurs les plus importants, comme les transports, les communications, l’acier, le pétrole, le charbon, le gaz et l’électricité, nationalisés par les travaillistes dans les années 1940, ont été privatisés par les gouvernements conservateurs au cours des années 1980 et 1990. Le maintien de l’inflation à un niveau bas est resté la priorité du gouvernement mais au prix d’un chômage élevé. Au milieu des années 1980, les chômeurs étaient plus de trois millions, et 2,6 millions une décennie plus tard. Le taux de chômage a continué à baisser au cours des années suivantes, passant de 11,2 % en 1985 à 4,5 % en 1998, soit un million de personnes.

Le retour au pouvoir des travaillistes en 1997 a marqué une rupture avec la politique libérale qui avait prévalu depuis près de vingt ans. Le nouveau Premier ministre, Tony Blair, entend alors engager le pays sur la « troisième voie », entre ultra libéralisme et étatisme. Il se lance dans une politique keynésienne de hausse des investissements publics (il augmente notamment les dépenses pour les transports, l’éducation et la santé) sans augmentation des impôts. Un salaire minimum est instauré en avril 1999 et un important programme baptisé welfare to work (« de l’assistance au travail ») vise à endiguer le chômage qui ne s’élève plus qu’à 5 % en 2003. Mais, dans le même temps, les écarts de revenus continuent de se creuser au sein de la population, qui compte plus de 13 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté au milieu des années 2000.

Depuis 1973, le Royaume-Uni est membre de la Communauté européenne (désormais Union européenne), mais le Royaume-Uni a choisi en 1997 de ne pas adhérer à la monnaie unique — l’euro — mis en circulation en janvier 2002. Comparativement à la zone euro, le Royaume-Uni affiche au début des années 2000 une excellente santé économique avec un taux de croissance de 2,3 % en 2003 (contre 0,4 % en moyenne dans l’UE).

4.2

Population active

La population active britannique s’élevait en 2005 à environ 30,6 millions de personnes. La structure de l’emploi a connu de profonds changements au cours des cinquante dernières années. Les trois quarts de la population travaillent maintenant dans le secteur des services (contre environ un tiers en 1955). L’industrie, qui a longtemps été le secteur le plus important (42 % en 1955) n’emploie plus aujourd’hui que 22 % de la population active. Les femmes représentent 46 % de la population active. Les tendances les plus récentes indiquent une augmentation du travail à temps partiel et une précarisation des emplois (ils sont souvent à durée déterminée).

Le chômage, qui a atteint 3 millions de personnes pendant la crise de la fin des années 1980, touchait encore plus de 2,6 millions de personnes à la fin de 1994, c’est-à-dire 9,2 % de la population active, avant d’être ramené à 4,6 % en 2004.

La Grande-Bretagne a été l’un des berceaux du mouvement syndical, dont l’influence a nettement diminué depuis 1980. Les changements dans la structure de l’emploi (diminution du secteur industriel et augmentation du travail à temps partiel) ont eu une influence négative sur le nombre de syndiqués. En 2003, les 67 syndicats formant le Trade Unions Congress (TUC) comptaient au total 6,5 millions de membres. Les lois instaurées par le gouvernement conservateur dans les années 1980 (scrutin secret pour le vote d’une grève et interdiction du monopole d’embauche) ont réduit leur pouvoir.

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