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Résultats avec Windows Live® Search Woods, Phil (1931- ), saxophoniste alto, clarinettiste, chef d’orchestre et compositeur de jazz américain. Né à Springfield (Massachusetts), Philip Wells Woods, dit Phil Woods, décide à l’âge de douze ans de devenir musicien après avoir écouté les disques de Charlie Parker, son idole (Woods est parfois surnommé le « nouveau Bird » en hommage au célèbre saxophoniste) ; il étudie le saxophone puis la clarinette pendant quatre ans à la Manhattan School of Music puis à la Juilliard School de New York, ville où il s’installe en 1948 et s’intègre à divers orchestres dès 1954. Il part en tournée dans le Moyen-Orient avec le Dizzy Gillespie Big Band en 1956 et forme l’année suivante un quintette avec son confrère Gene Quill (ce dont témoigne le disque Phil Talks with Quill, 1957). Remarquable « premier saxophone » de la section des cuivres, Phil Woods fréquente assidûment les studios d’enregistrement de 1958 à 1966 et joue par ailleurs dans les grands orchestres de Benny Goodman (tournée en Union soviétique en 1962), Quincy Jones (concert à Paris notamment), George Russell, Oliver Nelson et, en 1959, 1963 et 1967, Thelonious Monk (Thelonious Monk Orchestra at Town Hall, Philharmonic Hall et spectacle à la salle Pleyel de Paris). Phil Woods s’installe en France en 1968 (pour un séjour de quatre ans) et forme un quartette — l’European Rhythm Machine — en compagnie de trois musiciens européens : les pianistes George Gruntz (Suisse) puis Gordon Beck (Britannique), le contrebassiste français Henri Texier et le batteur suisse Daniel Humair. Au sein de ce groupe, il confirme son rang de meilleur alto et de meilleur clarinettiste de sa génération : son style fougueux et volubile est caractérisé par un lyrisme débordant, par une alternance de sensualité dans les ballades et de tempos endiablés, et enfin par une puissance sonore unique qui lui permet de jouer dans de grandes salles sans sonorisation. De retour aux États-Unis, Phil Woods forme un nouveau groupe (période illustrée par l’album Musique du Bois, paru en 1974), se consacre à l’enseignement et à la composition avant de créer en 1983 un ensemble comprenant le pianiste Hal Galper, le contrebassiste Steve Gilmore et le batteur Bill Goodwin auxquels s’adjoint parfois le trompettiste Tom Harrell. En 1987, il participe à une formation reconstituant le big band en interprétant le répertoire de Thelonious Monk et se produit régulièrement dans les festivals européens (notamment en quintette aux côtés de ses confrères Gary Bartz et Charles McPherson, au sein de la SuperSax Machine ou dirigeant le Festival Orchestra). Distingué par la médaille des Arts et des Lettres, Phil Woods collabore, en 1998, au big band créé à la mémoire de Thelonious Monk (Thelonious Monk Tentet), dirigé par le trompettiste et arrangeur Don Sickler, pour une tournée européenne. Phil Woods est aujourd’hui considéré, depuis les disparitions en 1955 de Charlie Parker (dont il a épousé la dernière compagne) et de Cannonball Adderley vingt ans plus tard, comme le meilleur saxophoniste alto de jazz vivant. Ayant mené et continuant à mener une carrière extrêmement prolifique, il a prolongé l’influence, d’abord prépondérante dans son jeu, des grands stylistes qui l’ont inspiré pour synthétiser et assimiler par la suite différents courants dans un langage musical très personnel et original s’inscrivant dans le courant hard bop (voir jazz musique).
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