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Résultats avec Windows Live® Search Silver, Horace (1928- ), pianiste, chef d’orchestre et compositeur de jazz américain. Héritier dans un premier temps des styles de ses confrères Bud Powell et Thelonious Monk, Horace Silver a été, au milieu des années cinquante, l’un des principaux créateurs du style hard bop (voir jazz (musique)) et l’un des instigateurs de la tendance dite « funky » issue du blues et du gospel. Né à Norwalk (Connecticut), Ward Martin Tavares, dit Horace Silver, étudie la musique — notamment le saxophone et le piano — pendant sa scolarité, joue de ces deux instruments dans des orchestres locaux ainsi que du piano dans un club où Stan Getz le remarque et l’engage pour une tournée en 1950. L’année suivante, installé à New York, Horace Silver se produit et enregistre en compagnie de grands solistes dont Coleman Hawkins, Lester Young, Miles Davis ou encore Sonny Rollins. Pour le label Blue Note (auquel il reste fidèle pendant près de trente ans), Horace Silver signe son premier disque, en trio avec le contrebassiste Gene Ramey et le batteur Art Blakey (Horace Silver, 1953), avant de devenir en 1954, à l’occasion de l’album A Night at Birdland, le premier directeur musical du groupe The Jazz Messengers (composé notamment d’Art Blakey, du trompettiste Clifford Brown et du saxophoniste alto Lou Donaldson). La même année, Horace Silver est distingué par le magazine Down Beat pour son style déjà affirmé : renouvellement de certains aspects du boogie-woogie, privilège accordé aux ressources percussives du clavier, installation progressive d’un climat de tension, frôlant la frénésie, et de transe (répétitions de notes, réitérations de phrases, citations musicales utilisées comme ponctuation), mise en valeur par un engagement physique total et spectaculaire. En 1956, Horace Silver quitte les Jazz Messengers désormais placés sous la direction d’Art Blakey et forme différents quintettes où l’association de la trompette et du saxophone ténor est privilégiée, notamment illustrée par les « couples » Blue Mitchell et Junior Cook, Carmell Jones ou Woody Shaw et Joe Henderson (Señor Blues, 1963, Song for My Father, 1964, The Cape Verdean Blue, 1965) ; compositeur prolifique aux inspirations diverses, souvent latines, Horace Silver rend hommage, dans ces deux derniers titres, à son père (originaire des îles du Cap-Vert) et à la musique de ce pays. Parmi ses autres compositions célèbres, toujours swingantes et dansantes, figurent Nica’s Dream, Doodlin’, Opus de Funk, The Preacher, Blowing the Blues Away, etc. Horace Silver collabore dans les années soixante-dix avec l’arrangeur Wade Marcus à des œuvres pour grand orchestre (Silver’n Brass, Silver’n Wood, Silver’n Voices), mais ralentit progressivement ses activités au début de la décennie suivante, rompt son contrat avec Blue Note et crée sa propre compagnie discographique, Silveto Records. Il se produit alors en compagnie d’une formation dominée par les cuivres, The Silver Brass Ensemble, et accueillant des invités de classe, à l’image de ce It’s Got to Be Funky (1993) dévoilant une musique épicée et stimulante.
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