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Résultats avec Windows Live® Search Sanders, Pharoah (1940- ), saxophoniste, chef d’orchestre et compositeur de jazz américain, profondément marqué par l’œuvre et le style de John Coltrane, dont il prolonge la quête spirituelle en lui donnant une dimension où se fondent mystique et mythologies. Né à Little Rock (Alabama), Farrell Sanders, dit Pharoah Sanders, grandit dans l’environnement de l’Église baptiste et tente plusieurs instruments avant de faire ses débuts au saxophone ténor dans l’orchestre de son lycée. À dix-neuf ans, il part pour la Californie, joue dans des groupes de rhythm and blues et rencontre John Coltrane. Installé à New York en 1962, il côtoie des musiciens d’avant-garde comme Don Cherry ou Sun Ra, découvre les saxophonistes Archie Shepp et Albert Ayler et participe en juin 1965 à l’enregistrement de l’album Ascension de John Coltrane, qui l’invite à devenir sideman (membre permanent de son groupe). Au cours de leur collaboration régulière, de Live at Seattle (septembre 1965) à Concert in Japan (juillet 1966), Pharoah Sanders pousse les recherches sur le son de l’instrument jusqu’aux limites de l’audible, jamais dépassées depuis : un lyrisme forcené, éperdu et paroxystique et de longues envolées incantatoires participent en effet à la déstructuration de la mélodie au sein de laquelle il écorche, éructe et triture les sons à l’extrême, comme en témoigne notamment le morceau « Naima » sur le disque Live at the Village Vanguard Again (mai 1966). Après la disparition de John Coltrane, Pharoah Sanders collabore avec Alice Coltrane (pianiste) pendant trois ans et enregistre parallèlement Tauhid (1966), Karma (l’une des meilleures ventes discographiques de l’année 1969), Jewels of Thought (1969) et Black Unity (1971) ; élargissant sa gamme d’instruments « exotiques », Pharoah Sanders y manifeste par ailleurs ses préoccupations d’ordre philosophique, religieux, voire mystique, à travers une musique tour à tour agressive et joyeuse, méditative ou exaltée. À partir de 1977 toutefois, le succès escompté n’est pas au rendez-vous et Pharoah Sanders s’oriente alors vers le disco et la fusion avant de recréer trois ans plus tard différentes formations de « free bop » pour une reconquête du public. De retour en studio — Heart is a Melody (1982), Welcome to Love (1990) —, Pharoah Sanders pratique une musique plus structurée, directement influencée par le be-bop et part pour un premier voyage en Afrique de l’Ouest au cours duquel il enchaîne concerts et ateliers musicaux. En 1993, il enregistre et se produit avec le pianiste sud-africain Bekhi Msekelu. Pharoah Sanders renoue enfin avec son univers des années soixante et soixante-dix dans les disques Message from Home (1995) et surtout Save Our Childen (1998) ; accompagné par des percussionnistes exceptionnels comme le Sénégalais Abdou Mboup et les Indiens Trilok Gurtu et Zakir Hussain, il joue du saxophone ténor et soprano et du hautbois andalou. Cependant, l’unanimité critique ne se fait toujours pas autour de sa production discographique, le pire rejoignant souvent le meilleur, l’insoutenable jouxtant parfois le sublime.
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