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Résultats avec Windows Live® Search Texier, Henri (1945- ), contrebassiste, multi-instrumentiste, chanteur, chef d’orchestre et compositeur de jazz français. Ses qualités musicales qui allient un son ample, un tempo souple et rigoureux à des compositions chantantes et élégiaques, se doublent également de rares capacités de leader-catalyseur et de dénicheur de talents qui ont fait de ce contrebassiste une figure indispensable du jazz contemporain. Il étudie le piano dès l’âge de 8 ans mais, en 1961, il choisit définitivement la contrebasse, pour devenir l’un des « accompagnateurs » (sideman) les plus sollicités dans les années soixante (on le retrouve aux côtés de Donald Byrd, Kenny Clarke, Johnny Griffin, Bud Powell au Blue Note ou Au Chat qui Pêche, au Jazzland avec Dexter Gordon et Art Taylor) et constitue ensuite un quintette avec le trompettiste Alain Tabarnouval et Georges Locatelli (guitare). Après son service militaire, il rejoint le pianiste anglais Gordon Beck et le batteur suisse Daniel Humair pour former l’European Rhythm Machine du saxophoniste Phil Woods pendant deux années (1968-1970). Avec Aldo Romano, il fonde le groupe Total Issue, accompagne des chanteurs de variétés avant d’entamer, à trente ans, une carrière en solo, associant le jazz aux musiques traditionnelles, celtes et orientales, utilisant également les percussions comme l’oud ou la bombarde. S’ouvre alors une période d’intense activité : il se produit successivement avec le trio à cordes de Didier Lockwood (violon) et Jean-Charles Capon (violoncelle) et le trio HJT (avec François Jeanneau et Daniel Humair) ; il participe aux Units de Michel Portal ou au Collectif Zhivaro ; il forme le Transatlantik Quartet et collabore avec le bagad de Quimperlé (bombardes et binious) ; il forme un trio avec Aldo Romano et Eric Barret ou Alain Jean-Marie. En 1992, c’est la création de l’Azur Quartet (comprenant le tromboniste Glenn Ferris, le pianiste bosniaque Bojan Zulfikarpasic, dit Bojan Z, et le batteur Tony Rabeson) dont le disque An Indian’s Week (1993, Label Bleu) connaît un considérable succès. Avec ses complices Louis Sclavis et Aldo Romano, accompagnés du photographe Guy Le Querrec, il sillonne alors l’Afrique, les albums Carnet de Routes (1995, Label Bleu) et Suite africaine (1999, Label bleu) relatant les péripéties de ce voyage musical. Suivent ensuite les disques Mad Nomad(s) (1995) — sorte de « film » à propos de l’errance — avec le Sonjal Septet, dans lequel joue son fils Sébastien (saxophone) et Respect, hommage à des musiciens admirés (Bob Brookmeyer, Lee Konitz, Steve Swallow, Paul Motian ou des musiciens moins connus comme le bassiste Bruno Chevillon et le guitariste Marc Ducret) qu’il réunit en 1997. Au cours de l’année 1998 paraît le coffret JMS (deux CD et une interview) réunissant les enregistrements du contrebassiste de 1975 à 1979 pour le label JMS. Mosaïc Man (septembre 1998, Label Bleu) par l’Azur Quintet (le quartette habituel auquel s’est adjoint le fils d’Henri Texier, Sébastien Texier, au saxophone alto et à la clarinette) reçoit le Prix Boris-Vian de l’académie du Jazz et un Django d’Or (meilleur disque de jazz français de l’année). Au festival du Film d’Amiens a lieu en 1999 la première du film-concert les Remparts d’Argile, réalisé en 1970 par Jean-Louis Bertucelli et mis en musique (trente ans après) par Henri Texier (avec Sébastien Texier et le batteur Tony Rabeson). Le disque paraît peu après chez Label Bleu.
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