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Orchestre national de jazz

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Présentation

Orchestre national de jazz, grand orchestre de jazz français créé par le ministère de la Culture en 1986.

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Le Big Band dans l’histoire du jazz

Les grands orchestres (Big Bands en anglais), composés d’environ quinze musiciens répartis en différentes sections (trompettes, trombones, anches et bois, section rythmique), se sont souvent heurtés, au cours de l’histoire du jazz, à des difficultés, principalement économiques, mettant en péril leur fonctionnement et parfois leur survie. Ainsi, outre la période 1935-1945, appelée Swing Era aux États-Unis (voir swing), rares sont les orchestres ayant réussi à se maintenir durablement, à l’exception des formations dirigées par Duke Ellington et Count Basie, qui ont toutefois connu des périodes d’inactivité plus ou moins longues.

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Objectifs et fonctionnement de l’ONJ

Afin de présenter une « vitrine » du jazz français dans le monde, le ministère de la Culture prend en 1986 l’initiative de la création d’un grand orchestre doté d’une subvention évaluée à la moitié environ de son budget et dont la gestion est assurée par une association indépendante : l’AJON, ou Association pour le jazz en Orchestre national.

Afin d’assurer une pluralité de styles, le principe de la rotation (annuelle puis bisannuelle, visant une meilleure maturation des projets) est retenu pour répertoire et musiciens, le choix du directeur artistique se faisant par concours sur la base d’un projet original.

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Les directeurs de l’ONJ depuis sa création

Le saxophoniste François Jeanneau, fort de son expérience avec sa formation Pandémonium, assure avec succès le lancement en 1986 de ce qui devient rapidement une « institution », véritable tremplin pour nombre de musiciens et laboratoire d’idées. Cette première formation de l’ONJ compte notamment dans ses rangs les trompettistes Christian Martinez, François Chassagnite, Michel Delakian, Éric Mula, les trombonistes Yves Robert et Jean-Louis Damant, le tubiste Didier Havet, le guitariste Marc Ducret et le bassiste Michel Bénita.

Le pianiste Antoine Hervé (directeur de 1987 à 1989) poursuit et renouvelle le travail de son prédécesseur, invitant des solistes et des compositeurs prestigieux tels que Martial Solal, Gil Evans, McCoy Tyner, Michel Portal, John Scofield, Steve Lacy ou Kenny Wheeler.

Le guitariste Claude Barthélemy (directeur de l’ONJ pour les périodes 1989-1991 et 2002-2004) opte lors de son premier mandat pour un changement radical — et contesté — de direction artistique en intégrant des éléments musicaux issus du rock ou de la chanson. Dans cette nouvelle phalange figurent le tubiste Michel Godard, l’accordéoniste Jean-Louis Matinier, le pianiste Mico Nissim ou encore le bassiste Jean-Luc Ponthieux. En septembre 2002, Claude Barthélemy reprend la direction de l’ONJ : la formation donne son premier concert avec Geoffroy Tamisier à la trompette, Jean-Louis Pommier au trombone, Vincent Mascar au saxophone et Vincent Limouzin au vibraphone.

Le pianiste Denis Badault (directeur en 1992-1994) propose une conception plus « conventionnelle », tandis que le pianiste Laurent Cugny (1995-1997), grand spécialiste de l’œuvre de Miles Davis, instille une approche plus diversement colorée. Le contrebassiste et arrangeur Didier Levallet (1998-2000) forme pour sa part un orchestre de fortes individualités ; selon lui, « la composition de l’orchestre est déjà une partition ».

Pendant le mandat du violoncelliste Paolo Damiani (2000-2002), jusque-là compositeur attitré de l’Italian Instabile Orchestra, l’ONJ franchit les frontières hexagonales. Les effectifs de l’orchestre comportent désormais la fine fleur des musiciens européens (voir jazz européen), dont le tromboniste bulgare Georgui Komazov, le saxophoniste argentin Javier Girotto, le contrebassiste anglais Paul Rogers et les Français Christophe Monniot, Médéric Colignon et Christophe Marguet ; en mars 2001, l’orchestre se produit en Italie.

Le vibraphoniste Franck Tortiller (2005-2007) entend mener à bien deux projets originaux : Close To Heaven, un hommage au groupe de rock Led Zeppelin, et Sentimental 3/4, une variation sur la valse, genre musical à la fois rigoureusement construit et propice à l’improvisation.

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