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Résultats avec Windows Live® Search Lubat, Bernard (1945- ), batteur, pianiste, claviériste, vibraphoniste, accordéoniste, bandonéoniste, chanteur, chef de bande et compositeur de jazz français. Bernard Lubat appartient à cette catégorie de musiciens qui revendiquent leur appartenance et leur enracinement régionaux : si le saxophoniste André Jaume chérit Marseille et la Méditerranée, Bernard Lubat se dédie tout entier à la Gascogne et à Uzeste, son village natal. D’abord formé à l’école des bals locaux où il accompagne à l’accordéon son père, trompettiste, il entre au conservatoire de Bordeaux pour étudier le piano et découvre le jazz, mais c’est avec un premier prix de percussion (1963) qu’il sort du Conservatoire de Paris. Sa carrière débute alors très vite puisqu’il est engagé dans le big band de Jef Gilson, intègre le groupe vocal des Double-Six, travaille avec Jean-Luc Ponty, Martial Solal, Eddy Louiss, accompagne Stan Getz, s’intéresse à la musique de Béla Bartók, d’Edgard Varese, de Iannis Xenakis ou de Luciano Berio et aborde le free-jazz. L’année 1977 marque une manière de retour au pays puisque Bernard Lubat crée le festival Uzeste Musical (qui accueille musiciens, écrivains, comédiens et poètes) et la Compagnie Lubat où il s’adonne à toutes les expérimentations possibles et imaginables. Touche-à-tout surdoué, il consacre le café de son enfance, l’Estaminet, comme le lieu de toutes les rencontres et de toutes les audaces, du bal populaire à l’« artifice-opéra », de la « performance » aux joutes et délires musicaux (et extra-musicaux). Aucun instrument ne semblant pouvoir lui résister, il passe de l’un à l’autre avec une grande virtuosité. En 1994, après un long silence discographique, il produit le disque de la Compagnie Lubat dé Gasconha Scatrap Jazzcogne (Labeluz), témoignage de sa verve, sorte de roman sonore autobiographique où se mêlent le reggae « gasconcubin », le « biotechno bop », la polka rap, la « samb’Aquitaine » ou le rap à trois temps. Il invente la « tchatche gasconne », langage poétique associant le scat des boppers au rap des ghettos noirs d’aujourd’hui, rendant hommage à Mimi Perrin, créatrice et parolière des Double-Six. Avec sa compagne, la comédienne Laure Duthilleul, le musicien Patrick Auzier (tromboniste, percussionniste et artificier), et André Minvielle (chanteur, compositeur et arrangeur, qui fait preuve d’une grande virtuosité vocale et musicale dans son interprétation de la valse-swing composée par Tony Murena « Indifférence »), il a réussi à faire d’Uzeste un rendez-vous incontournable des musiques d’aujourd’hui dans le cadre d’un processus de décentralisation artistique et pluri-culturelle.
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