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Résultats avec Windows Live® Search Humair, Daniel (1938- ), batteur et compositeur de jazz suisse. Instrument symbole du jazz, la batterie a été inventée par et pour le jazz. Cantonnée jusque dans les années quarante dans la fonction d’accompagnement rythmique et de soliste occasionnel, elle sera libérée de son rôle subalterne grâce à d’illustres novateurs comme Kenny Clarke ou Max Roach. Les grands batteurs modernes sont devenus les virtuoses des contrastes et du suspense : Daniel Humair est de ceux-là. Professionnel dès l’âge de quinze ans, il quitte Genève cinq années plus tard et s’installe à Paris, où il travaille tout de suite avec de grands solistes, et intègre le trio de Martial Solal, dans lequel il restera, en compagnie du contrebassiste Guy Pedersen, jusqu’en 1965 (sept disques seront enregistrés). Au sein du groupe vocal des Swingle Singers, ce maître des balais fera merveille. Il suffit de quelques années pour qu’il soit reconnu comme l’un des meilleurs batteurs du monde, au style original, unique, à la technique exceptionnelle. La liste de ses engagements pour concerts et enregistrements est déjà impressionnante quand, en 1968, il forme, avec l’organiste Eddy Louiss et le violoniste Jean-Luc Ponty, le trio HLP, avant de faire partie (en compagnie du pianiste Gordon Beck et du contrebassiste Henri Texier) de l’European Rhythm Machine du saxophoniste Phil Woods (1968-1972). Il fait de fréquentes apparitions ensuite dans les différents Units de Michel Portal et forme en 1980 le trio HJT, avec le saxophoniste François Jeanneau et le contrebassiste Henri Texier. C’est en 1985 que débute une collaboration régulière et privilégiée avec le pianiste Joachim Kühn et le contrebassiste Jean-François Jenny-Clark. Désireux de surprendre mais surtout d’être étonné lui-même, il alterne les rencontres, que ce soit avec l’accordéoniste Richard Galliano, le saxophoniste Jerry Bergonzi, le pianiste Aydin Esen et le contrebassiste Miroslav Vitous ou, en 1996, dans quatre trios aux membres renouvelés (réunis sur le disque Quatre fois trois) : avec le saxophoniste Dave Liebman et J. F. Jenny-Clark ; le guitariste Marc Ducret et le contrebassiste Bruno Chevillon ; Michel Portal et Joachim Kühn ; le tromboniste Hal Crook et le saxophoniste George Garzone ; il s’associe aussi avec le saxophoniste André Jaume, le percussionniste Roland Auzet, ou de jeunes révélations comme le guitariste Noël Akchoté. Le disque Triple Entente, que le batteur a enregistré avec Joachim Kühn et Jean-François Jenny-Clark en décembre 1997, reçoit à trois reprises la distinction de « Meilleur album de l’Année » par les jurys de l’Académie du Jazz, des Django d’Or et des Victoires de la musique. En 1999, le nouveau label Sketch présente un coffret du trio HUM (Humair, Urtreger, Michelot) regroupant les disques réalisés au Club Saint-Germain (en 1960), en studio (en 1979) et lors d’une séance nouvelle (en février 1999). Ce batteur-coloriste (également peintre) au tempo ambidextre, au swing ravageur, à la riche diversité de timbres, et qui recourt à une gestuelle très spectaculaire, agrémente son jeu de détails luxueux, de pertinentes subtilités qui relancent continuellement ses partenaires.
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