![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Calloway, Cab (1907-1994), chanteur, comédien et chef d’orchestre américain de jazz. Né à Rochester (État de New York), Cabell Calloway (dit Cab Calloway) passe son adolescence à Baltimore puis à Chicago. Là, sa sœur Blanche (1905-1978), elle-même chanteuse et chef d’orchestre, l’introduit au Loop Theater dans la revue Plantation Day, au sein de laquelle il apprend à chanter et à danser. En novembre 1929, il s’installe à New York. Après la dissolution de son premier orchestre, les Alabamians, Calloway, sur les conseils de Louis Armstrong, participe à la revue Hot Chocolate d’Irving Mills et son nom figure à l’affiche du Savoy de Harlem, le plus réputé des dancings new-yorkais. Les gérants du lieu lui confient la direction d’un orchestre, les Missourians. Engagés par la suite au Cotton Club pour succéder à l’orchestre de Duke Ellington, Cab Calloway et ses musiciens écrivent alors une des plus belles pages de l’histoire du célèbre night-club, en signant notamment, dès 1931, « Minnie the Moocher ». Ce chanteur est autant musicien qu’amuseur, au point d’être surnommé, dès le début des années trente, le « roi du Hi-De-Ho », pour les onomatopées bouffonnes qui rythment chacun de ses spectacles. Chef d’orchestre talentueux, Calloway fait également preuve de beaucoup de discernement dans le choix de ses musiciens. Au fil des ans, son big band devient ainsi une pépinière de jeunes solistes tels que Dizzy Gillespie, Doc Cheatham, Ben Webster ou Chu Berry, ce dont témoignent les enregistrements Cab Calloway and his Cotton Club Orchestra ou Jumpin’ Jive (1939). Auteur d’un dictionnaire du « jive » (le langage argotique des Noirs américains de Harlem), The New Cab Calloway and his Cotton Club Orchestra (1933-1934), Cab Calloway est aussi le modèle de tous les zazous européens. Son exubérance et son style tapageur ont peut-être gêné la progression de sa musique, mais d’aucuns considèrent pourtant que « les audaces verbales et musicales du chef [ont contribué] à faire progresser le jazz classique vers les déchirements et les explosions du be-bop » (Frank Ténot, directeur de la revue Jazz Magazine). Il parvient à maintenir sa formation jusqu’en 1948 puis dirige ensuite un sextet, The Cabaliers. Il joue le rôle de Sportin’ Life dans Porgy and Bess, l’opéra de George Gerswin (1952-1954). Il apparaît également dans quelques films : Blues Brothers de John Landis (1980) et Cotton Club de Francis Ford Coppola (1984). Cab Calloway demeure l’une des figures les plus marquantes de la glorieuse époque de Harlem.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Bell Inc., Microsoft Corporation et leurs fournisseurs. Tous droits réservés.
|