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Présentation ; Vivre le plus intensément possible ; Le scandaleux Vernon Sullivan ; L’Écume des jours ; Une œuvre foisonnante
Vian, Boris (1920-1959), écrivain, chansonnier et musicien de jazz français, auteur de l'Écume des jours, devenu une figure mythique de la littérature française.
Né à Ville-d'Avray, près de Paris, Boris Vian commence des études de philosophie mais, désireux de s'orienter vers le métier d'ingénieur, il prépare ensuite, au lycée Condorcet, le concours de l'École centrale où il est admis en 1939. Il devient ingénieur en 1942. Atteint d'une maladie de cœur dès l’âge de quinze ans, qu'il transpose sous la forme poétique d'un nénuphar dans son roman l'Écume des jours, il semble avoir souhaité vivre le plus intensément possible, multipliant les activités et les expériences.
Ce passionné de jazz devient naturellement l'une des figures les plus connues des nuits de Saint-Germain-des-Prés. Trompettiste de talent, il fait d’abord partie, en 1942, d’une formation dirigée par le clarinettiste Claude Abadie (dans le style dixieland), puis joue avec Claude Luther (1944). À la tête de son propre orchestre, il anime une boîte devenue célèbre, Le Tabou. Il écrit également pour les revues Jazz Hot, Combat, Art, Jazz News, Spectacle et entre chez Philips comme directeur artistique. Ses Écrits sur le jazz, publiés en 1981 et 1982, regroupent l'ensemble des textes épars qu'il a consacré à sa musique favorite.
Vian est un parolier et un interprète insolent : sa chanson « le Déserteur » (1954, musique de Vian et Harold Berg), longtemps interdite sur les ondes nationales, fait scandale pendant les guerres d'Indochine et d'Algérie. Il compose près de cinq cents chansons qu’il interprète lui-même ou qui fleurissent au répertoire d’artistes comme Serge Reggiani, Juliette Gréco, Yves Montand, Henri Salvador et Mouloudji. Parmi les plus célèbres, les chansons « J’suis snob » (1954) et « On n’est pas là pour se faire engueuler » (1954), accompagnées par des musiques de Jimmy Walter, « Je bois » (1955), « la Java des bombes atomiques » (1955) et « Fais-moi mal, Johnny » (1956), interprétées, entre autres, par Reggiani et Magali Noël, sur des musiques d’Alain Goraguer.
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