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Getz, Stan

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Getz (Stan), All the Things You AreGetz (Stan), All the Things You Are
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Présentation

Getz, Stan (1927-1991), saxophoniste et compositeur de jazz américain.

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Be-bop et jazz cool

Né à Philadelphie, Stanley Getz grandit dans les quartiers populaires du Bronx à New York. Il apprend la contrebasse, le basson et l'harmonica avant d'opter pour le saxophone ténor. Dès l'âge de seize ans, il joue avec Jack Teagarden, l'ancien tromboniste de Louis Armstrong, avant de rejoindre les big bands de Stan Kenton en 1944 et de Benny Goodman en 1945, ce dernier lui offrant la possibilité d’enregistrer ses premiers solos, fortement influencés par le jeu de Lester Young.

Fasciné par l'esthétique du be-bop alors en pleine effervescence, Stan Getz crée son premier groupe, The Be-Bop Boys, et se révèle l’un des grands maîtres de ce genre musical. En 1947, il s'installe à Los Angeles, où il fonde avec Herbie Stewart, Jimmy Giuffre et Zoot Sims, la section de saxophones The Four Brothers, lesquels s’imposent rapidement comme les « chefs de file » du jazz cool. Pour Stan Getz, la consécration survient un an plus tard, avec l’enregistrement d’une improvisation restée célèbre sur « Early Autumn ».

Après avoir participé aux enregistrements de Birth of the Cool de Miles Davis en 1949, Stan Getz se produit avec Horace Silver en 1951, puis avec l'orchestre de Duke Ellington en 1953. Il travaille également pour les studios NBC, participe aux tournées du Jazz at The Philarmonic et joue avec Chet Baker, Dizzy Gillespie, Oscar Peterson et Gerry Mulligan. En 1955, l’album West Coast Jazz consacre l'esthétique cool, influencée par le be-bop, mais empreinte d'une douceur et d'une nostalgie inconnues dans le jazz urbain de la côte Est, et emblématiques du style des musiciens californiens des années 1950.

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Du jazz à la bossa-nova

En 1962, Stan Getz, accompagné du guitariste Charlie Byrd, enregistre aux côtés des musiciens brésiliens Tom Jobim, João et Astrud Gilberto le disque Jazz Samba, qui introduit la bossa-nova aux États-Unis et étend la renommée du saxophoniste bien au-delà des frontières du jazz. Sensuels et intimistes, des morceaux tels que « Desafinado » ou « The Girl from Ipanema » constituent un écrin idéal pour le jeu velouté et élégant, le « discours » perfectionniste et la virtuosité de Stan Getz, dont le talent d'improvisateur a cependant souffert de ces mêmes qualités musicales exceptionnelles.

Au cours des années 1960, Stan Getz revient au jazz de manière plus dynamique. Il travaille avec le pianiste Bill Evans et s’entoure de jeunes musiciens tels que Chick Corea, Gary Burton ou Steve Swallow, avant de partir s'installer au Brésil. À la fin des années 1970, il forme un groupe en Europe avec René Thomas, Eddy Louiss et Bernard Lubat.

En 1972, Stan Getz connaît de nouveau le succès avec son groupe constitué de Chick Corea, Stanley Clarke, Tony Williams et Airto Moreira. Il retrouve Chet Baker sur le disque Line for Lyons en 1983, puis, jusqu’à sa mort, il se produit sur scène avec le pianiste Kenny Barron dans un groupe parfois agrémenté de synthétiseurs.

Au-delà de sa popularité dans le style bossa-nova et de son image de musicien de jazz cool au son doux et feutré, Stan Getz, surnommé The Sound (« le Son »), possédait une capacité à s’exprimer dans tous les registres. Improvisateur inspiré, son expérience be-bop lui a permis de jouer dans des styles plus « virils » et plus durs, tout en conservant la sensibilité et l’élégance qui ont fait de lui l’un des plus grands saxophonistes ténors de l'histoire du jazz.

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